26.08.2020 à 01:00

États-UnisDes États attaquent en justice Trump et le patron de l’USPS

Donald Trump et le patron de la poste américaine sont accusés de vouloir «démanteler» l’USPS avant l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.

Cette action en justice est un nouvel épisode du bras de fer autour de la poste fédérale américaine.

Cette action en justice est un nouvel épisode du bras de fer autour de la poste fédérale américaine.

KEYSTONE

Les États de New York, du New Jersey et d’Hawaï, dirigés par des démocrates, ont attaqué mardi en justice le président américain Donald Trump et le patron de la poste, accusés de vouloir «démanteler» ce service public avant la présidentielle de novembre. Le vote par correspondance s’annonce massif.

La procureure de New York, Letitia James, a annoncé le dépôt de cette action en justice devant un tribunal fédéral de la capitale Washington, après la fin des auditions au congrès du patron du Postal Service (USPS) et proche du président Trump. Selon elle, les mesures de réduction de coûts prises par le patron de la poste se sont déjà traduites par un ralentissement notable dans la livraison du courrier américain. «Le ralentissement du courrier n’est rien d’autre qu’une tactique de suppression des bulletins de vote», a-t-elle affirmé dans un communiqué.

«Mais cette fois, ces mesures autoritaires ne menacent pas seulement la démocratie et le droit de vote fondamental, mais aussi la santé et le confort financier immédiat des Américains», a-t-elle ajouté, citant des retards constatés dans la livraison de médicaments ou de chèques.

Aide de 25 milliards

Cette action en justice est un nouvel épisode du bras de fer autour de la poste fédérale américaine, qui oppose démocrates et républicains à l’approche des élections présidentielle et législatives du 3 novembre. Beaucoup d’États ont annoncé élargir les possibilités de vote par correspondance – qui pourrait concerner cette année quelque 75% des Américains – en raison de la pandémie de Covid-19.

Mais Donald Trump s’est dit opposé à cet élargissement, dénonçant un risque de fraude massive. Face aux critiques, le patron de l’USPS, grand donateur du parti républicain, a annoncé la semaine dernière qu’il suspendait les réformes accusées d’entraver la bonne marche du vote par correspondance, tout en réfutant devant le congrès les accusations de «sabotage» du service public.

Cela n’a pas empêché la chambre des représentants, à majorité démocrate, de voter dans la foulée un texte prévoyant une aide d’urgence de 25 milliards de dollars (22,7 milliards de francs) pour le service postal, qui devrait cependant être bloqué au Sénat à majorité républicaine.

(ATS/NXP)

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