Libye: Moutinot s'explique: «Des excuses de ma part n'auraient aucun effet»
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Libye: Moutinot s'explique«Des excuses de ma part n'auraient aucun effet»

Muet depuis plusieurs semaines sur la crise actuelle entre la Suisse et la Libye, le conseiller d'Etat genevois clarifie sa position ce mercredi dans un communiqué. En tant que ministre genevois de la justice, il est tenu pour responsable de l'arrestation du fils Kadhafi.

par
tpi

Laurent Moutinot sort de son mutisme dans l'affaire Kadhafi. Le ministre genevois des institutions rappelle, dans un communiqué, que l'intervention de la police cantonale lors de l'arrestation de l'un des fils du dirigeant libyen était légale. C'est pourquoi, il «refuse de sanctionner les collaborateurs qui ont rempli leur devoir».

L'occasion aussi, pour l'élu, de préciser qu'il ne présentera pas d'excuses personnelles. En effet, Laurent Moutinot constate que «les excuses du Président de la Confédération n'ont pas permis de dénouer la crise. Des excuses de ma part, au demeurant injustifiées, ne sauraient dès lors avoir le moindre effet.»

Laurent Moutinot revient également sur les photos d'identification judiciaire d'Hannibal Kadhafi qui ont été publiées dans différents médias. Il estime que leur diffusion ne contribue pas à la résolution de la crise actuelle. Il rappelle en outre qu'une procédure pénale est ouverte afin de trouver le ou les auteurs de la fuite.

Faire preuve de discrétion

Quant au silence qu'il observe depuis plusieurs semaines sur le dossier, le conseiller d'Etat explique qu'il rejoint les autorités fédérales, qui préfèrent observer le silence, et éviter ainsi «que des déclarations maladroites ou mal interprétées n'enveniment la situation». C'est uniquement «la violence des attaques personnelles de certains», qui l'ont obligé à prendre sa plume. A la suite de ce communiqué, il retournera donc à son silence.

Laurent Moutinot finit par affirmer son soutien et sa compassion pour les familles des otages toujours retenus en Libye. Mais une action directe de sa part en vue d'obtenir la libération des deux citoyens suisses est à exclure.

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