Des filières de prostitution transitent par Cointrin
Actualisé

Des filières de prostitution transitent par Cointrin

L'aéroport de Genève est de plus en plus prisé par des requérants d'asile qui alimentent les réseaux de prostitution.

L'Aéroport international de Genève (AIG) est de plus en plus prisé par les demandeurs d'asile. Mais cette porte d'entrée débouche bien souvent sur des réseaux de prostitution européens. Le phénomène n'est pas nouveau, mais les observateurs constatent une recrudescence.

Entre début janvier et fin juillet, 149 demandes d'asile ont ainsi été déposées à l'AIG, indique Gérard Maury, chef de la police de la sécurité internationale. C'est presque autant, en sept mois, que les 160 dossiers décomptés en 2007.

«Ce phénomène se manifeste toujours par vagues, explique Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police. Pour l'instant, il est difficile de dire si cette recrudescence s'inscrira dans le long terme.»

En majorité, les requérants viennent des pays anglophones d'Afrique noire comme le Nigéria, le Ghana ou la Gambie. Pour la plupart des femmes, elles disparaissent souvent dans la nature pour alimenter les réseaux de prostitution.

Les autorités perdent leur trace aussitôt qu'elles quittent la zone de transit pour gagner les centres d'enregistrement des requérants d'asile de Vallorbe ou de Bâle. Certaines d'entre elles sont retrouvées, sous d'autres identités, dans plusieurs pays d'Europe, comme l'Italie et l'Allemagne. Pour Gérard Maury, elles sont victimes de «réseaux mafieux très bien constitués».

(ats/reb)

Des zones transits pleines

La zone transit de l’Aéroport est actuellement bondée. Les associations d’aide aux requérants s’en alarment. La faute à l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2008, de la nouvelle loi sur l’asile. «Désormais, les portes d’entrées que sont, notamment, les aéroports ont la possibilité de garder 60 jours les requérants en zone transit», explique Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police. Soit deux fois plus longtemps qu’auparavant. Les requérants en attente d’une réponse à leur dossier y croisent donc ceux qui vont être refoulés ou encore les demandeurs d’asile qui font recours à une décision administrative.

Ton opinion