Actualisé 06.07.2015 à 15:40

YémenDes frappes de la coalition ciblent le QG de Saleh

Des frappes de la coalition conduite par l'Arabie saoudite ont touché lundi le siège du Congrès général du peuple (CGP), le parti de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis.

L'attaque nocturne a fait «des morts» parmi les employés et les gardiens du bâtiment situé à Hadda, dans le sud de la capitale.

Elle a été menée alors que des dirigeants du Congrès populaire général (CPG) rencontraient l'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheidkh Ahmed, a indiqué la secrétaire adjointe adjointe du parti, Mme Faeqa al-Sayed. «C'est une tentative de faire échouer les efforts de l'émissaire de l'ONU», arrivé dimanche à Sanaa pour tenter d'obtenir une trêve humanitaire et de relancer le processus de paix au Yémen, meurtri par la guerre, a ajouté Mme Sayed sur le site «almotmar.net», le journal en ligne du CPG.

Malgré la présence de l'émissaire onusien, qui s'était entretenu à Ryad avec M. Hadi des perspectives d'une trêve, la coalition a poursuivi ses raids. Elle a notamment visé des sites militaires tenus par la rébellion ainsi qu'Amrane, plus au nord, et Al-Mokha, ville portuaire, située au niveau du détroit de Bab al-Mandab, à l'entrée de la mer Rouge, selon des témoins.

Le CPG, ex-parti au pouvoir au Yémen, s'est allié aux rebelles Houthis, qui ont lancé l'an dernier une offensive d'envergure depuis leur fief de Saada (nord). Elle leur a permis, avec l'aide des unités de l'armée restées fidèles à M. Saleh, de prendre la capitale Sanaa et de larges territoires dans le nord, l'ouest et le centre.

Dans leur progression dans le sud, ils ont poussé le président Abd Rabbo Mansour Hadi à fuir Aden, où il s'était réfugié, pour s'exiler en Arabie saoudite. Ryad a alors pris, le 26 mars, la tête d'une coalition qui a lancé une campagne de frappes aériennes pour empêcher les rebelles et leurs alliés de prendre le contrôle tout le pays. (ats)

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