Interview de Benalla: «Des gestes vigoureux, mais aucun coup»

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Interview de Benalla«Des gestes vigoureux, mais aucun coup»

Dans une interview accordée à la chaîne française TF1, l'ancien collaborateur de la présidence française nie avoir porté des coups contre des manifestants.

L'ancien collaborateur de la présidence française, Alexandre Benalla, réaffirme, dans une interview enregistrée pour le journal de 20h00 de la chaîne TF1, n'avoir pas «porté» de coup lors de son intervention contre des manifestants le 1er mai à Paris.

«Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté», déclare ce proche du président Emmanuel Macron, licencié la semaine dernière par l'Élysée (la présidence). Ses propos paraissent contredire les images dont la révélation par Le Monde, le 18 juillet, a déclenché la crise la plus grave subie par l'exécutif depuis l'élection en mai 2017 d'Emmanuel Macron.

Garde à vue de Benalla prolongée de 24 heures

Une enquête sur les actes du proche collaborateur du président français Emmanuel Macron est en cours.

Une série de vidéos montre M. Benalla, alors adjoint du chef de cabinet de la présidence, frappant et malmenant des manifestants le jour de la Fête du travail. «Ce qui me choque c'est que les médias n'ont pas diffusé les images d'avant et les images d'après», plaide le jeune homme dans un extrait de l'interview diffusé en avance par LCI, la chaîne d'info en continu de TF1: «c'est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation.»

Alexandre Benalla filmé en train d'agresser une femme

L'adjoint au chef du cabinet du président est le «Monsieur Sécurité» d'Emmanuel Macron. Il a été filmé en train de frapper un manifestant à terre.

«Je ne considère pas avoir commis d'acte répréhensible par la loi, je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants», poursuit-il en reprenant les arguments développés dans une interview accordée jeudi au Monde.

«Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant»

Enfin sorti de son silence, plus d'une semaine après les premières révélations concernant les violences de son collaborateur, Emmanuel Macron a ironisé tout en assumant ses responsabilités.

Alexandre Benalla a été inculpé notamment pour «violences en réunion». Le retentissement politique de cette affaire se poursuit. Après l'audition de nombreux protagonistes de l'affaire par des commissions d'enquête à l'Assemblée nationale et au Sénat, deux motions de censure seront débattues mardi par les députés. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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