Suisse: Des hausses de salaires de 2 à 3%
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SuisseDes hausses de salaires de 2 à 3%

A l'heure des négociations salariales 2011, l'Union syndicale suisse (USS) dresse un bilan intermédiaire plutôt positif.

Les accords conclus jusqu'ici garantissent aux travailleurs des hausses moyennes de 2 à 3%, qui correspondent à la fourchette revendiquée par les syndicats.

A titre d'exemple, Coop augmentera d'au moins 3% les salaires inférieurs à 5000 francs et d'au moins 2% les salaires supérieurs à ce montant, a rappelé vendredi l'USS lors d'un point de presse. Les travailleurs de longue date du géant du commerce de détail pourront voir leur salaire augmenter jusqu'à 4,3%.

Tout le second-oeuvre romand de la construction bénéficiera d'une hausse d'au moins 100 francs et les salaires seront dorénavant automatiquement indexés au renchérissement. S'y ajoute une augmentation des salaires minimums pouvant aller jusqu'à 250 francs.

Selon Daniel Lampart, économiste en chef à l'USS, une grande partie des employeurs a compris que des hausses de salaire importantes étaient nécessaires. Et de souligner que certaines entreprises participeront aussi à la forte augmentation des primes des caisses maladie de leurs employés.

Secteur public pénalisé

L'USS regrette cependant que les hausses pratiquées dans le secteur public soient inférieures au privé et ce, «en raison de programmes d'austérité pour la plupart inutiles». Pour l'heure, les chiffres laissent entrevoir des adaptations salariales entre 1,5 et 2,3%.

Pour Daniel Lampart, l'écart continuera donc à se creuser entre les deux secteurs. Avec pour conséquence d'accentuer les problèmes de recrutement, notamment d'enseignants et de personnel soignant.

Il ajoute que les branches axées sur le marché intérieur n'ont, dans leur ensemble, que peu subi la crise et ont poursuivi leur expansion à un haut niveau. L'argent est donc là pour financer des hausses sensibles des salaires, estime-t-il.

La construction fait problème

Concernant le secteur principal de la construction, où les parties ne sont pas encore parvenues à un accord, l'USS indique que la situation «n'a pas été aussi bonne (dans cette branche) depuis longtemps». Et de s'appuyer sur une étude du centre de recherches conjoncturelles de l'EPFZ (KOF) pour étayer ses propos.

Andreas Rieger, co-président du syndicat, Unia, abonde dans le même sens en rappelant l'intitulé d'une conférence de presse donnée en août dernier par la Société des entrepreneurs: «Carnets de commandes bien remplis dans la construction». Les deux parties se rencontrent le 19 novembre dans le cadre d'une nouvelle ronde de négociations salariales

(ats)

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