Cossonay (VD): Des infiltrations d'eau pourraient bien le couler
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Cossonay (VD)Des infiltrations d'eau pourraient bien le couler

Une malfaçon dans l'étanchéité provoque d'importants dégâts chez Rochat TV. Mais les assurances refusent pour l'instant de payer.

par
Xavier Fernandez
Les locaux sont régulièrement humides, voire inondés.

Les locaux sont régulièrement humides, voire inondés.

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Le magasin de Brice Tabozzi, actif dans l'électronique depuis 1980, risque de faire faillite d'un jour à l'autre. Le problème? Au printemps 2016, l'étanchéité de la terrasse de l'appartement du 1er étage a été refaite. Depuis, les infiltrations d'eau se succèdent. «C'est une catastrophe! A chaque fois qu'il pleut, mes locaux sont inondés. Cela provoque des pannes informatiques et des coupures de téléphone. De plus, du matériel neuf, prêt pour la livraison, s'est déjà retrouvé trempé», détaille le patron.

Pris dans un cercle vicieux

Pour maintenir sa boutique ouverte, le commerçant a dû faire appel à un informaticien à plusieurs reprises, se procurer de nouveaux logiciels et remplacer les marchandises abîmées.

Autant de démarches qui pèsent sur les finances de Rochat TV. «J'ai racheté le magasin à mon ancien patron en 2014. Ma marge de manœuvre est donc très réduite. Je n'ai d'ailleurs pas pu payer certains fournisseurs, qui refusent maintenant de me livrer. Du coup, je perds des clients. J'ai l'impression d'être pris dans un engrenage diabolique», déplore Brice Tabozzi.

Les assurances, quant à elles, se renvoient la balle. Tant que la culpabilité de l'entreprise ayant réalisé les travaux n'aura pas été établie, le dossier demeurera bloqué. Mais aucun expert ne s'est encore déplacé. Pire, d'ici là, tout doit rester en l'état. La prochaine grosse averse pourrait donc être fatale à cette petite entreprise.

Il mène le combat seul, ou presque.

Expert en assurances, voilà une casquette que Brice Tabozzi ne s'attendait pas à porter. Mais, face à la difficulté, il s'est vu contraint de multiplier les démarches, dans l'espoir d'être un jour indemnisé. Heureusement, il peut compter sur le soutien des propriétaires du bâtiment, qui ont accepté de l'exonérer des frais de location. Ces derniers semblent toutefois dépassés par la situation et, sur les conseils de leur locataire, ils s'en sont finalement remis à un chargé d'affaires.

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