Actualisé 22.06.2014 à 21:30

BerneDes initiatives plus difficiles à faire passer

Un groupe de réflexion planche en secret sur des changements du système politique suisse. Tollé.

de
Jean-Bernard Mani
Pour quune initiative aboutisse, il faut aujourdhui 100000 paraphes.

Pour quune initiative aboutisse, il faut aujourdhui 100000 paraphes.

La Chancellerie fédérale a mandaté une équipe de quinze personnes, dont les noms ne sont pas divulgués, pour se pencher sur une réforme du système politique helvétique. Sous le nom de Democrazia Vivainta, comme le révèle la «SonntagsZeitung», ce groupe propose par exemple une augmentation du nombre de signatures nécessaires pour qu'une initiative soit validée ou encore un temps raccourci pour réunir ces paraphes.

Des pistes différentes

Du côté du Parlement, les commissions des institutions politiques du Conseil des Etats et du National mènent actuellement un débat similaire. Mais sans avoir connaissance de Democrazia Vivainta et de ses conclusions. Pour Cesla Amarelle, conseillère nationale (PS/VD) et présidente de la Commission des institutions politiques du National, «la voie que semble suivre le groupe de réflexion n'est pas celle voulue par la commission. Lors de notre réunion le 12 août prochain, nous allons demander au Conseil fédéral d'en savoir plus sur l'option suivie par Democrazia Vivainta. Pour nous, une option juridique serait préférable.»

Un procédé indigne

La même commission, mais du Conseil des Etats, siège aujourd'hui et demain. Sa présidente, Verena Diener, déclare: «Il serait souhaitable que nous sachions à quelles conclusions ces experts sont arrivés.» Membre de la commission et président du PLR, Philipp Müller s'insurge quant au procédé: «Il est indigne de la démocratie qu'un petit groupe échafaude en secret de tels plans douteux.»

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