Actualisé 28.09.2006 à 20:52

Des intellectuels tirent à boulets rouges sur l'islam

Un prof qui avait dénoncé «l'islamisation des esprits en France» a été menacé de mort. Il vit sous protection policière.

Robert Redeker, 52 ans, un professeur de philosophie connu pour ses prises de position polémiques au sein du corps enseignant, a reçu des «menaces de mort écrites, sous forme d'e-mails», le jour même de la publication dans la presse d'une tribune dénonçant l'islam de manière virulente.

Publiée au cœur de la polémique suscitée par les propos du pape Benoît XVI sur l'islam, M. Redeker dénonçait le prophète Mahomet, accusé d'être «un maître de la haine», «chef de guerre impitoyable», «pillard, massacreur de juifs et polygame». Selon La Dépêche du Midi, ce père de famille serait protégé par le service de contre-espionnage, et placé «en lieu sûr».

En Allemagne, un historien a quant à lui comparé le fondamentalisme islamique à «la peste politique du XXIe siècle», dans le quotidien Kölner Stadt-Anzeiger d'hier. «La critique des caricatures (de Mahomet) et du discours du pape (Benoît XVI sur l'islam) correspond à un état d'esprit totalitaire, qui n'admet ni la concurrence ni les autres opinions», ajoute Hans-Ulrich Wehler.

Enfin, en Egypte, un intellectuel musulman s'est attiré les foudres des théologiens pour avoir osé qualifier le Coran de «supermarché» où chacun trouve ce qu'il veut. Des penseurs proches de l'orthodoxie sunnite ont réclamé une rétraction d'un propos jugé impie. Ils l'accusent de frôler l'apostasie ou en proie au délire mental.

(afp)

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