Des jeunes finissent aussi à l'aide sociale
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Des jeunes finissent aussi à l'aide sociale

La Ville a connu une hausse des demandes d'aide sociale de près de 9% en 2005. Parmi les bénéficiaires du revenu de réinsertion (RI), environ 15% ont entre 18 et 25 ans.

«Avec les 1900 fr. du RI, on survit, c'est tout. Une fois mon loyer de 800 fr. réglé, il ne me reste pas grand-chose», explique Gaëtan, 24 ans, à l'assistance sociale depuis plusieurs mois. Comme une écrasante majorité des jeunes dans son cas, il est sorti de l'école sans certificat. Dès l'âge de 16 ans, il alterne alors petits jobs et périodes de chômage pendant plusieurs années. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus droit et doive se tourner vers l'aide sociale.

Les 18-25 ans sont une des priorités des services sociaux lausannois. Depuis le début de l'année, ils ont déjà offert un suivi personnalisé à une centaine d'entre eux. Cette encadrement doit leur permettre de redevenir «apte au placement» et de réintégrer le monde professionnel. L'accent est également mis sur la prévention du surendettement des jeunes.

Gaëtan aurait pu en bénéficier. «Avec mes premiers salaires, j'avais l'impression d'être richissime», note-t-il, désabusé. Mais, derrière, les factures impayées font place aux poursuites. Qui atteignent aujourd'hui plus de 15 000 fr. «Je les paierai le jour où j'aurai de nouveau du travail!» Peut-être après l'école de coiffure qu'il est sur le point de commencer. Et Gaëtan n'a pas eu de nouvelles poursuites depuis une année.

Cédric Alber

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