Villarimboud (FR): Des jeunes vandalisent le terrain de foot puis rectifient le tir

Publié

Villarimboud (FR)Des jeunes vandalisent le terrain de foot puis rectifient le tir

La pelouse du terrain de foot du village avait été endommagée par une voiture en février. Trois des cinq jeunes ayant participé à ces drifts ont nettoyé le terrain et ses environs pendant deux samedis. 

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
Le terrain de foot de Villarimboud avait été endommagé par des jeunes en voiture le 20 février.

Le terrain de foot de Villarimboud avait été endommagé par des jeunes en voiture le 20 février.

DR

Si faute avouée est à moitié pardonnée, qu’en est-il si, en plus des aveux, il y a réparation du dommage? Formellement identifiés par la police, cinq jeunes ayant pris part à une expédition en voiture pour endommager le terrain de Villarimboud, en février, ont admis les faits. Le conducteur de 18 ans et deux de ses potes mineurs qui ont participé à des drifts ont su faire amende honorable en essayant de rectifier le tir.

La honte d’une mère

Au début du mois, Nathalie* a appris par la police cette histoire dans laquelle son fils Théo*, 17 ans, est impliqué. Elle indique avoir d’abord ressenti de la honte. «Je lui ai dit qu’il devait se confronter à ses propres bêtises. En plus de payer les frais liés à la remise en état, je voulais qu’il fasse quelque chose d’exemplaire. J’ai appelé le président du club et lui ai proposé que mon fils vienne effectuer des travaux de nettoyage», explique la maman. Finalement, les deux autres jeunes se sont ralliés à cette idée. 

Plainte pour dommages à la propriété

Juste après les faits, après avoir déposé une plainte pénale, le club a fait appel à un paysagiste qui a remis le terrain en état. «Durant deux samedis après-midi, nous sommes allés tous les trois au terrain de foot pour déboucher des chenaux, débroussailler, nettoyer les alentours du terrain de foot, les vitres et le sol du couvert à l’extérieur de la buvette», rappelle Théo. «J’ai assumé mon acte débile», a poursuivi l’apprenti qui jouait au poste de latéral chez les juniors.

Le prix du pardon

«Le positif dans cette histoire, c’est que les jeunes semblent avoir appris une leçon de vie. Mais je n’ai pas encore reçu de confirmation du paiement de la facture de remise en état. C’est à cette condition que la plainte du club sera retirée», tempère Pierre-Alain Chassot, président du FC Villaz/Villarimboud. Pour lui, faute avouée ou pas, le pardon a un prix. «J’attends la part des autres parents pour effectuer le virement. Ce sera fait bientôt», rassure Nathalie.

*Prénoms d’emprunt

   

Huit jeunes délinquants

Ton opinion

79 commentaires