Allemagne: Des jouets pour éloigner les enfants des écrans
Actualisé

AllemagneDes jouets pour éloigner les enfants des écrans

Le Salon du jouet a débuté mercredi à Nuremberg. Cette année, hologrammes et kits de jardinage visent à détourner les enfants des écrans.

1 / 5
Les joueurs Playmobil des équipes nationales qualifiées pour la Coupe du Monde FIFA 2018 en Russie, à la 69e édition du Salon de jouet de Nuremberg. (vendredi 2 février 2018)

Les joueurs Playmobil des équipes nationales qualifiées pour la Coupe du Monde FIFA 2018 en Russie, à la 69e édition du Salon de jouet de Nuremberg. (vendredi 2 février 2018)

AFP
Un jeune enfant joue avec des voitures miniatures au Salon du jouet de Nuremberg, à l'occasion d'une présentation à la presse. (vendredi 2 février 2018)

Un jeune enfant joue avec des voitures miniatures au Salon du jouet de Nuremberg, à l'occasion d'une présentation à la presse. (vendredi 2 février 2018)

AFP
Des figurines pour doigts, au Salon du jouet de Nuremberg. (vendredi 2 février 2018)

Des figurines pour doigts, au Salon du jouet de Nuremberg. (vendredi 2 février 2018)

AFP

Rendez-vous incontournable des fabricants de jouets du monde entier, la 69e édition du Salon du jouet a débuté cette semaine à Nuremberg, dans le sud de l'Allemagne. Le but des organisateurs est de tenter de capter l'attention des enfants de plus en plus scotchés devant leurs écrans. Tour d'horizon des principales nouveautés.

Main verte

Les parents qui peinent à aérer leur progéniture vont être comblés par les nombreux articles proposés cette année, de la traditionnelle bêche aux kits de jardinage. Un exposant propose même d'élever ses propres papillons. Quant aux enfants pour qui nature et jardinage sont des activités trop salissantes, ils pourront toujours se consoler avec la poupée «Barbie Apicultrice». Livrée avec ruche, bottes, miel et abeilles.

La high-tech en force

Robots footballeurs, drones Supermario, courses de voitures en réalité augmentée: les jouets high-tech sont évidemment partout. Même les «classiques» n'y échappent pas, comme ces applications permettant de projeter hologrammes de figurines Playmobil ou même de créer un film autour des constructions en briques Lego. Mais trop de technologie peut aussi être anxiogène: selon une étude récente, la moitié des Allemands redoutent que les jouets connectés puissent être manipulés ou piratés. Une peur sans doute nourrie par l'interdiction l'an passé, par l'Agence fédérale allemande des réseaux, de la poupée connectée «Mon amie Cayla», au motif qu'elle pouvait espionner les enfants.

Valeurs sûres

Lorsqu'il s'agit d'éteindre les écrans et de passer un moment en famille, le succès des jeux de plateaux ne se dément toujours pas, explique à l'AFP Heinrich Hüntelmann, porte-parole du géant allemand Ravensburger. Parmi les valeurs sûres figurent les indéboulonnables Monopoly et Cluedo, mais d'autres formats, comme les jeux coopératifs ou ceux de construction - comme l'étonnant Gravitrax, conçu par Ravensburger - connaissent un succès croissant.

Anniversaires

Plusieurs poids lourds mondiaux du secteur fêtent cette année leur anniversaire, avec à la clé un flot de coffrets spéciaux ou de jouets collector. Parmi eux, le fabricant de voitures miniatures Hot Wheels qui souffle ses 50 bougies en rééditant cinq voitures issues de sa série originale de 1968, année de sa naissance. Quant au célébrissime danois Lego, sa première brique est sortie il y a tout juste 60 ans de ses usines. Et il y a 40 ans, il lançait ses premières mini-figurines à l'assaut de la planète jouet. «Avec quatre milliards, (ces dernières) représentent la plus importante population au monde», s'amuse Frederic Lehmann, le patron de Lego Allemagne.

Pochette surprise

Les fabricants entendent surfer sur la vague du «blind bag», ou pochette surprise, conscients que les enfants ne veulent pas seulement collectionner les jouets trouvés dans ces pochettes mais souhaitent aussi avoir les accessoires et sets de jeu qui leur correspondent. Connu sous le nom de «collectibles», ces figurines bon marché s'inscrivent dans le sillage de la mode de «l'unboxing» («déballage») qui a pris de court les industriels il y a quelques années.

En 2017, ces «collectibles» ont pesé quelque 8% des ventes mondiales de jouets, selon le bilan du cabinet NPD, faisant de ces mini-jouets un marché de plusieurs milliards d'euros. «Les enfants adorent la dimension surprise et la possibilité d'échanger», explique Gary Coppen, de Headstart, fabricant australien qui propose des figurines dont le genre ne se révèle qu'au contact de l'eau.

L'appel des sirènes

Si la licorne avait toujours le vent en poupe cette année à Nuremberg, les connaisseurs du marché du jouet assurent que les enfants, tels Ulysse, ne devraient pas résister longtemps à l'appel des sirènes. «Les sirènes, ça va être énorme», assure Gary Coppen, dont l'entreprise a déjà anticipé la tendance: près de lui, un bébé sirène «Merbaby» flotte déjà dans une cuvette d'eau. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion