Crise en Libye: Des journalistes de la BBC torturés
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Crise en LibyeDes journalistes de la BBC torturés

La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a indiqué que les violences subies en Libye par trois journalistes de la BBC «pourraient constituer» des actes de «torture».

Arrêtés lundi à un checkpoint à environ 10 kilomètres au sud de la ville de Zawiyah, dans l'ouest de la Libye, les trois journalistes ont été conduits dans une caserne et «ont subi des agressions répétées» de la part de membres de l'armée et de la police secrète libyennes, selon BBC.

«Le fait qu'ils aient été pris pour cible, détenus et traités avec une telle cruauté, qui pourrait s'assimiler à de la torture, est totalement inacceptable et une violation grave du droit international», a déclaré Mme Pillay, citée dans un communiqué.

«Si une équipe de télévision internationale peut être soumise à ce type de traitement, cela me rend extrêmement préoccupée par le traitement qui est susceptible d'être infligé aux opposants du régime libyen qui sont tombés entre les mains des services de sécurité», a-t-elle ajouté.

Les rebelles fuient Ras Lanouf

Des rebelles libyens ont fui en direction de l'est la cité pétrolière de Ras Lanouf, base la plus avancée des insurgés dans l'Est du pays.

Les rebelles ont quitté la ville qu'ils tenaient depuis vendredi entassés dans des dizaines de véhicules au total, après des heures d'intenses bombardements de roquettes et d'obus, qui ont débuté dans l'ouest de Ras Lanouf avant de toucher le centre puis l'est.

Certains groupes de rebelles semblaient rester dans la ville, mais des combattants exténués ont déclaré dans leur fuite, à plusieurs kilomètres à l'est de la ville, qu'ils avaient été battus.

«Nous sommes vaincus. Ils bombardent à coups d'obus et nous fuyons. Cela signifie qu'ils sont en train de reprendre Ras Lanouf», a dit un combattant insurgé en treillis, se présentant sous le nom d'Oussama.

Dans le centre ville, où au moins quatre roquettes étaient tombées un peu plus tôt près d'un hôpital et d'une mosquée, un journaliste de l'AFP sur place a demandé à un rebelle armé d'une mitraillette s'il comptait partir.

«Vous pensez que je peux arrêter des missiles Grad avec ça?», s'est-il exclamé, laissant entendre que la seule option était de battre retraite. (ats/ap/afp)

Deux journalistes portés disparus

Le quotidien britannique «The Guardian» annonce que l'un de ses correspondants en Libye et le journaliste brésilien qui l'accompagnait ont disparu.

Le journal précise avoir eu des nouvelles pour la dernière fois de son correspondant irakien Ghaith Abdul-Ahad dimanche, par le biais d'une tierce personne, alors qu'il se trouvait dans les faubourgs de Zaouia, ville du nord-ouest libyen théâtre de combats ces derniers jours.

Selon Ian Black, chef du service Moyen-Orient au «Guardian», Ghaith Abdul-Ahad était accompagné d'Andrei Netto, du quotidien brésilien «Estado», dont on est également sans nouvelle.

M. Black précise que le «Guardian» est en contact avec les autorités libyennes à Tripoli, et que Londres leur a demandé d'aider les recherches pour retrouver Ghaith Abdul-Ahad.

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