Des lendemains difficiles pour l'équipe de Suisse
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Des lendemains difficiles pour l'équipe de Suisse

L'équipe de Suisse de Coupe Davis s'apprête à vivre une saison 2008 difficile dans l'antichambre du groupe mondial.

Elle devrait bénéficier du statut de tête de série dans la zone Europe/Afrique, mais rien ne sera aisé.

Les Helvètes éviteront sans doute la Croatie, la Slovaquie, la Biélorussie et l'Italie dans cette zone continentale. Au bénéfice d'un bye, ils devraient être à l'abri d'un couac au 2e tour (11-13 avril) même sans Roger Federer. Le barrage serait en revanche certainement difficile à négocier.

Comme cette année, l'équipe de Suisse ne figurera en effet certainement pas parmi les têtes de série l'automne prochain. Elle pourrait alors jouer sa promotion en Australie, face à la Croatie, au Chili ou à une formation battue au 1er tour du groupe mondial. Une tâche délicate quelle que soit la composition de l'équipe helvétique.

Une question est en effet déjà sur toutes les lèvres. Absent au 1er tour mais présent en barrage lors des trois dernières années, Roger Federer trouvera-t-il le temps de jouer les pompiers de service durant une année 2008 particulièremement chargée ? S'il tient la promesse faite dimanche au soir de la défaite subie en République tchèque, il fera tout pour permettre à la Suisse de réintégrer au plus vite le groupe mondial. Mais rien n'est moins sûr.

Le 2e tour se déroulera comme toujours juste après la tournée américaine de printemps (Indian Wells et Miami), soit en pleine phase de préparation pour la saison de terre battue. Et un rendez-vous supplémentaire vient se greffer sur l'agenda déjà bien rempli du maître du jeu. Outre sa place de numéro un, il "chassera" l'or olympique à Pékin en août. Le calendrier estival se trouve bouleversé par cette semaine chinoise. Le Bâlois ne pourra pas recharger ses accus après Wimbledon, et serait sans doute ravi de s'offrir un "break" après l'US Open.

Roger Federer doit plus que jamais regretter l'échec essuyé en demi-finale à Melbourne en 2003. S'il avait su motiver Marc Rosset à préparer le double durant l'été, les Suisses auraient sans doute enlevé ce point crucial face à l'Australie, et nul doute que le Bâlois aurait plié l'affaire face à Lleyton Hewitt dans le troisième simple. Le tapis rouge aurait pu alors pu être déroulé en finale, où la Suisse aurait accueilli une équipe d'Espagne dans laquelle Rafael Nadal n'avait pas le même impact qu'actuellement.

Vainqueur de deux points trois-quarts à Prague, Federer a une nouvelle fois mesuré le chemin qu'il reste à parcourir pour remporter le Saladier d'Argent. La quête du fameux troisième point demeure aussi ardue. Crispé à la fin du premier set du simple décisif qui l'opposait à Radek Stepanek dimanche, Stanislas Wawrinka s'est même retrouvé tétanisé lorsque le Tchèque évoluait sur une jambe dans les derniers instants de la partie. Le Vaudois doit encore prendre de la bouteille s'il entend vaincre des numéros deux de la trempe de James Blake, Mikhail Youzhny ou David Ferrer.

(si)

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