Actualisé 18.01.2007 à 15:27

Des lièvres «genevois» repeuplent la France voisine et le Valais

Plusieurs lièvre ont été capturés dans le canton de Genève et relâchés en Valais et en France voisine afin de réduire les dégâts à l'agriculture.

Une soixantaine de léporidés ont ainsi pris le chemin de la France voisine et du Valais pour repeupler des territoires d'où ils avaient disparu.

Quatre journées de traque ont eu lieu depuis le 22 novembre dans la région de l'Arve-Lac. La dernière a eu lieu mercredi 18 janvier. Elles ont permis de capturer au total une soixantaine d'individus, a expliqué jeudi à l'ATS Gottlieb Dandliker, inspecteur cantonal de la faune.

Pour être attrapés, les animaux sont poussés dans des filets par des murs de volontaires. Ils sont ensuite transportés dans des caisses et relâchés le jour même dans leur nouvelle région d'accueil. Le gros du travail est ainsi fait par les chasseurs, qui s'impliquent ainsi dans la gestion de la faune sauvage, s'est réjoui l'inspecteur. Des naturalistes y participent également.

Quand le renard est loin...

Trente-cinq lièvres ont été transférés en Haute-Savoie, où une maladie a décimé la population de léporidés, il y a six ans, a souligné M. Dandliker. Une vingtaine ont pris la route du Chablais valaisan, où ils repeuplent une ancienne zone de culture intensive près du Rhône. Cinq sont restés dans la région genevoise.

Si le lièvre est en voie de disparition en Suisse en raison de l'agriculture intensive et des routes, Genève dispose lui d'un nombre d'individus tout à fait étonnant, a relevé l'inspecteur de la faune. Le canton, où la chasse est interdite, compte 15 à 20 individus au km2.

Dans certaines régions, ils atteignent même des densités très rarement observées en Suisse, dépassant 50 individus au km2, d'où l'importance de régulariser leur population. La gale qui affecte la population de renards du canton est l'une des raisons de cette prolifération.

Dégâts au tournesol

Question dégâts, les lièvres genevois s'en prennent tout particulièrement aux cultures de tournesol, a-t-il poursuivi. Ils coupent la tête des jeunes pousses pour lécher une ou deux gouttes de liquide. La traque est un moyen de faire baisser leur population, sans avoir recours au fusil.

Les suivis après les lâchers montrent que les lièvres s'adaptent rapidement dans leur nouvel habitat. Tous bénéficient d'une garantie de non-chasse durant plusieurs années, selon le Domaine nature et paysage, organisateur des coups de filet.

Deux petites traques sont encore prévues d'ici la fin du mois. «Ensuite nous devrons rendre les filets aux chasseurs parisiens qui nous les ont prêtés. Ils les utilisent pour capturer les lièvres qui pullulent aux environs des aéroports de la capitale», a signalé M. Dandliker. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!