Actualisé 05.12.2007 à 09:27

Des lupanars emploient des clandestines, et alors?

Les salons de massage dans l'illégalité ne peuvent être fermés que temporairement par la police du commerce.

Pour cela, il faut que des violations répétées des lois sur la prostitution et sur les étrangers soient constatées lors de contrôles de police. «On peut prendre des mesures de fermeture immédiate d'un club en cas de graves situations, humaine ou d'insalubrité», précise l'attaché de presse de la police cantonale, Jean-Christophe Sauterel. «Sinon, la décision de fermeture d'un salon de massage relève de la police du commerce.»

En zone industrielle de Crissier, le New Paradise a été contrôlé à diverses reprises. Malgré les illégalités constatées, comme l'emploi de dix prostituées en situation irrégulière, le Tribunal administratif a rendu récemment un verdict: il juge «excessif» la décision de la police du commerce de fermer définitivement l'établissement hors-la-loi. «Nous attendons la fin du délai de recours pour prendre une nouvelle sanction contre ce lieu», déclare le chef de la police cantonal du commerce, Marc Tille. «La durée de fermeture sera redéfinie.» Quant à l'établissement Le Club, à Roche, il est toujours ouvert et va s'agrandir. Et ce, malgré une descente de police en mai, constatant la présence de femmes clandestines et de chambres où elles logeaient sans autorisation. Marc Tille aimerait fermer aussi ce lieu. Une enquête pénale dure depuis sept mois. Et le juge attendrait toujours un rapport final de police avant de pouvoir rendre sa décision.

Frédéric Nejad

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