Nigeria - Des lycéens kidnappés début juillet ont été relachés
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NigeriaDes lycéens kidnappés début juillet ont été relâchés

Les 28 adolescents libérés dimanche avaient été enlevés par des hommes armés dans les dortoirs du lycée baptiste Bethel, à Chikun, dans l’État de Kaduna. Cette attaque est la dernière d’une série d’enlèvements de masse d’enfants et d’étudiants au Nigeria.

Ces chaussures devant le lycée baptiste Bethel sont tout ce qui reste des affaires des adolescents enlevés.

Ces chaussures devant le lycée baptiste Bethel sont tout ce qui reste des affaires des adolescents enlevés.

AFP

Les hommes armés qui avaient enlevé début juillet 121 adolescents dans un lycée du nord-ouest du Nigeria, ont relâché 28 nouveaux adolescents, a affirmé dimanche à l’AFP l’un des responsables de cet établissement secondaire chrétien. Le 5 juillet dernier, des hommes armés ont envahi dans la nuit les dortoirs du lycée baptiste Bethel, situé à Chikun dans l’État de Kaduna, avant de kidnapper ses pensionnaires âgés entre 10 et 19 ans.

Cette attaque est la dernière d’une série d’enlèvements de masse d’enfants et d’étudiants commis dans le nord-ouest du Nigeria par des groupes criminels. «Vingt-huit ont été relâchés et nous les avons réunis avec leurs parents», a déclaré le révérend Joseph Hayab, l’un des responsables du lycée baptiste Bethel. «Les bandits les ont relâchés hier et nous sommes allés les chercher avec les bus de l’Église», a détaillé le révérend, qui a précisé que les enfants ont passé la nuit dans l’école avant que les autorités n’appellent leurs parents tôt dimanche pour leur dire de venir les récupérer. Contactée par l’AFP, la police de l’État de Kaduna n’avait pas réagi dimanche en début d’après-midi.

Une rançon demandée

Après l’enlèvement, les ravisseurs avaient demandé aux responsables de l’école de la nourriture et une rançon pour la libération des otages. «Nous avons beaucoup discuté avec les bandits. L’Église mais aussi les parents ont joué un rôle dans leur libération. En tant que responsable, je vous mentirais si je vous disais qu’il n’a pas été question d’argent, mais je ne peux pas vous dire combien a été donné», a-t-il ajouté. «Désormais, nous prions pour qu’ils relâchent les autres enfants.»

Les enlèvements de voyageurs sur les routes ou de personnalités influentes contre le paiement d’une rançon sont fréquents dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Les islamistes de Boko Haram s’étaient livrés aux premiers rapts dans des écoles, avec l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles dans leur dortoir de Chibok en 2014, suscitant l’émoi de l’opinion publique mondiale. Mais les enlèvements d’écoliers se sont tragiquement multipliés depuis, en particulier cette année, où plus de 1000 jeunes gens ont été kidnappés depuis décembre 2020.

La plupart ont été libérés après des négociations mais beaucoup d’entre eux restent entre les mains de leurs ravisseurs, des bandes criminelles organisées pouvant compter des centaines de membres. Le président nigérian Muhammadu Buhari avait ordonné aux forces de sécurité de tout faire pour libérer les enfants mais le chef de l’État est fortement décrié alors que la situation sécuritaire du pays ne cesse de se dégrader.

(AFP)

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