Paris: Des manifestants anti avortement par milliers
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ParisDes manifestants anti avortement par milliers

Une loi, visant, selon les manifestants, à «banaliser totalement» l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France, a attiré des milliers d'opposants.

L'Espagne «est aujourd'hui un exemple», selon les organisateurs de la «Marche pour la vie».

L'Espagne «est aujourd'hui un exemple», selon les organisateurs de la «Marche pour la vie».

Manifestation anti-avortement à Paris: de 16.000 à 40.000 personnes selon les estimations

Une «marche pour la vie», organisée par les opposants à l'avortement en France, a réuni dimanche à Paris 16'000 personnes selon la police, 40'000 selon ses organisateurs.

Les manifestants, galvanisés par l'«exemple» espagnol, protestaient contre certaines dispositions d'un projet de loi, qui sera discuté à partir de lundi par les députés français et qui, selon ses détracteurs, «banalise totalement» l'interruption volontaire de grossesse.

Défilant aux cris de «Oui à la vie» ou encore «Viva Espana», de nombreux manifestants arboraient les couleurs rouge et or de l'Espagne, où le gouvernement de droite prévoit de supprimer le droit à l'avortement, voté en 2010, sauf dans quelques cas très précis.

Les manifestants avaient reçu le soutien du pape François, qui les a invités samedi à «maintenir vive leur attention pour ce sujet si important». A l'exception de 2013, où elle avait rejoint une grande manifestation contre le mariage homosexuel, «la Marche pour la vie» est organisée à Paris chaque année depuis 2005 par une quinzaine d'associations autour de la date anniversaire de la loi de 1975, qui a légalisé l'avortement en France. En 2012, la manifestation avait réuni près de 7'000 personnes selon la police, 30.000 selon les organisateurs.

Les opposants à l'avortement, galvanisés par l'«exemple» espagnol, ont manifesté dimanche à Paris pour protester contre un projet de loi, visant, selon eux, à «banaliser totalement» l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France, a constaté une journaliste de l'AFP. Défilant aux cris de «oui à la vie» ou encore «Viva Espana», de nombreux manifestants arboraient les couleurs rouge et or de l'Espagne, où le gouvernement de droite prévoit de supprimer le droit à l'avortement, voté en 2010, sauf dans quelques cas très précis.

À débattre

L'Espagne «est aujourd'hui un exemple», selon les organisateurs de la «Marche pour la vie», vent debout contre certaines dispositions relatives à l'IVG contenues dans un projet de loi sur l'égalité hommes-femmes, qui doit être débattu à partir de lundi par les députés français. Ils s'insurgent contre de nouvelles obligations en matière d'information sur l'avortement et contre la suppression de l'idée de «situation de détresse» de la femme pour pouvoir recourir à l'IVG. Pour Cécile Edel, porte-parole du collectif d'associations, il s'agit d'«une banalisation totale de l'avortement et une dénégation du droit à la vie inscrit dans le code civil».

Contre les homos

A l'exception de 2013, où elle avait rejoint une grande manifestation contre le mariage homosexuel, «la Marche pour la vie» est organisée à Paris chaque année depuis 2005 par une quinzaine d'associations autour de la date anniversaire de la loi de 1975, qui a légalisé l'avortement en France.

Venus de la campagne

Venus pour beaucoup de province, les manifestants, dont de nombreuses familles et quelques prêtres en soutane, avaient reçu samedi le soutien du pape François, qui les a invités à «maintenir vive leur attention pour ce sujet si important». En réponse, une contre-manifestation a rassemblé à quelques kilomètres de la «Marche pour la vie» entre 200 et 300 personnes refusant «que la France devienne comme l'Espagne». «Avorter c'est mon droit, intégristes hors la loi», criaient les manifestants, en majorité des femmes, venues à l'invitation du Syndicat du travail sexuel et de féministes. Samedi, une manifestation contre la réforme de l'avortement en Espagne avait rassemblé environ 300 personnes à Lille (nord). Plus de 220'000 avortements sont pratiqués chaque année en France, où l'IVG est légalisée depuis 1975 et intégralement remboursée depuis janvier 2013. (afp)

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