Actualisé 01.12.2019 à 18:48

Genève

Des manifestants grimés en ministre seront jugés

Dix personnes avaient été interpellées en mars 2018 suite à une manifestation sauvage en faveur d'un squat. Elles portaient des masques et n'avaient pu être identifiées par la police.

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Keystone

En mars dernier, une vingtaine de personnes participaient à un rassemblement sauvage sous les fenêtres de Serge Dal Busco, conseiller d'Etat en charge des infrastructures. Elles souhaitaient rencontrer l'élu au sujet de l'occupation d'une maison située route de Malagnou. Arborant des masques à l'effigie du ministre, elles avaient pénétré dans la cour et les couloirs du Département des finances. Selon le «Matin Dimanche», la plupart des manifestants seront jugés l'an prochain.

Les forces de l'ordre n'avaient pas pu, le jour du rassemblement, identifier le leader de la troupe. Dix personnes avaient alors été arrêtées et menottées, dont trois à l'aide d'une clé de bras, écrit l'hebdomadaire. Emmenées au poste, elles se sont vues notamment reprocher leurs masques, qui empêchaient leur identification. La plupart des prévenus devraient être jugés en 2020. Deux étudiantes ne pourront pas être poursuivies faute d'avoir formellement été identifiées comme manifestantes en mars dernier. La plupart des autres accusés contestent leurs sanctions.

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