Incivilités: Des médiateurs de nuit à Vernier
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IncivilitésDes médiateurs de nuit à Vernier

Dès 2011, quatre médiateurs de nuit vont sillonner les quartiers des Avanchets et de Châtelaine, à Vernier (GE), afin de traquer les incivilités.

Quatre médiateurs pourraient bientôt patrouiller dans le quartier des Avenchets.

Quatre médiateurs pourraient bientôt patrouiller dans le quartier des Avenchets.

L'objectif est d'améliorer la qualité de vie des habitants et de faire baisser leur sentiment d'insécurité.

Initié par la commune de Vernier, le projet est soutenu par le Conseil d'Etat genevois. «Il s'agit d'une première en Suisse romande», a expliqué mardi devant les médias le maire de Vernier, Thierry Apothéloz. Des médiateurs sont déjà en action à Zurich depuis 2000. Le concept est par ailleurs déjà très répandu en France.

Jusqu'à 02h00 matin

Les médiateurs de nuit vont patrouiller à deux, de 18h00 à 02h00, dans deux quartiers considérés comme difficiles. «Vernier est l'une des communes les plus précarisée du canton de Genève. Un habitant sur cinq bénéficie de prestations sociales», a rappelé le chef du service de l'action sociale et des solidarités Marko Bandler.

Les médiateurs ne porteront pas d'uniforme. Ils ne sont pas non plus des travailleurs sociaux, a averti M. Apothéloz. Leur présence se voudra dissuasive. Leurs tâches seront multiples. Ils iront par exemple à la rencontre de groupes de jeunes pour leur demander de faire moins de bruit ou interviendront lors de querelles de voisinage.

Dernier mot au Municipal

Ce service coûtera 250'000 francs par année à la commune de Vernier. Le Conseil municipal doit encore se prononcer sur la demande de crédit. «Le débat devrait avoir lieu la semaine prochaine», a fait savoir M. Apothéloz. Un bilan de l'expérience sera tiré d'ici à 2014. S'il est positif, les médiateurs de nuit pourraient investir d'autres quartiers de Vernier dès 2015.

Le conseiller d'Etat Charles Beer a salué l'initiative de la plus peuplée des communes suburbaines du canton de Genève. Pour le magistrat socialiste, responsable du Département de l'instruction publique, de la culture et du sport, le «facteur humain» est primordial. «Ce ne sont pas les caméras qui vont restaurer la qualité de vie», a-t-il fait remarquer.

(ats)

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