Liste des évadés fiscaux français: Des milliers de noms volés à HSBC Genève

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Liste des évadés fiscaux françaisDes milliers de noms volés à HSBC Genève

Ce ne serait pas 10 mais des milliers de noms qui figurent sur le fichier volé par un ancien employé de la banque HSBC en Suisse et transmis au fisc français.

C'est une source proche du dossier qui dévoile ce nouveau chiffre. Depuis l'annonce, hier, de cette liste voléé à HBSC Suisse, la banque parlait d'une dizaine de noms.

L'entourage du ministre français du Budget, Eric Woerth, n'a pas confirmé le nombre, se contentant de dire que ce fichier constitue «une partie» d'une liste de 3 000 contribuables français soupçonnés de dissimuler des avoirs dans des comptes à l'étranger, et dont l'existence avait été révélée en août dernier.

«Dans le fichier transmis à la justice qui l'a ensuite transmis à l'administration fiscale, il y a de nombreux contribuables», a déclaré à l'AFP l'entourage de M. Woerth, tout en soulignant que c'était «une source parmi d'autres de la liste des 3.000».

«L'administration est en train de l'analyser, tous les comptes recensés ne concernent pas forcément des fraudeurs», a-t-on ajouté.

La filiale genevoise de la banque britannique, reconnaissant mardi avoir subi un vol de données «entre la fin 2006 et début 2007», avait assuré que cette affaire concernait «potentiellement moins de dix» noms.

Ces données avaient été communiquées par un ancien employé des services informatiques de la banque aux services fiscaux. Il les a par ailleurs fournies au parquet de Nice (sud-est), qui les a ensuite «retransmises officiellement, pour leur partie fiscale, aux services fiscaux», a-t-on ajouté au ministère.

Cette transmission par la justice, assure le ministère du Budget, rend l'exploitation de ces informations légale: «Elles nous ont été transmises par la justice, il n'y a donc pas recel de données volées».

Le quotidien Le Parisien avait affirmé mercredi qu'une partie de la liste détenue par le gouvernement français provenait des données volées par l'ex-cadre de HSBC Private Bank de Genève, «aujourd'hui réfugié en France».

Eric Woerth a reconnu mercredi soir que cet employé était «une source» pour l'obtention de la liste des personnes soupçonnées d'évasion fiscale que détient le gouvernement français mais a assuré qu'il n'avait pas été «rémunéré». (afp)

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