Suisse: Des non-reconductions pèsent sur APG SGA
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SuisseDes non-reconductions pèsent sur APG SGA

Le bénéfice du groupe genevois de publicité a chuté au premier trimestre 2017, en raison de plusieurs contrats non-reconduits à Genève, à Lucerne et Zurich.

Le groupe genevois de publicité va étoffer son offre, notamment avec l'installation de panneaux électroniques. (Image d'illustration)

Le groupe genevois de publicité va étoffer son offre, notamment avec l'installation de panneaux électroniques. (Image d'illustration)

Keystone

Le groupe genevois de publicité APG SGA a vu son bénéfice net reculer de 41,1% au premier semestre, à 25,2 millions de francs. Mais apuré des ventes d'immeubles, le résultat ressort en progression de 1,7% grâce à des réductions de coûts et d'autres mesures.

Les ventes ont fléchi de 2,9% sur un an, à 146 millions de francs, a indiqué vendredi le groupe dans un communiqué. La baisse est même légèrement supérieure sur le marché suisse, en recul de 3% à 139 millions. Ce tassement s'explique par une réduction de l'inventaire publicitaire d'APG SGA en Suisse, après la non-reconduction des contrats avec les villes de Lucerne et Genève et celui avec les transports publics de Zurich. Mais de nouveaux portefeuilles ont été obtenus à Bâle, Lausanne ou encore Zurich.

D'autres segments sont plus réjouissants et l'offre s'est notamment étendue dans celui des médias mobiles. Les activités internationales n'ont elles en revanche diminué que légèrement pour s'établir à 6,15 millions.

Malgré le ralentissement global des ventes, le groupe considère ces six premiers mois de l'année comme «positifs». Parmi les autres indicateurs, le résultat d'exploitation (EBIT) a lui reculé de 42,5%, à 30,9 millions de francs, pour une marge en baisse à 20,7%. Corrigé des facteurs extraordinaires, l'EBIT se déprécie de 1,1% et la marge reste inchangée.

EBITDA en recul

Autre toussotement, le résultat brut d'exploitation (EBITDA) s'est établi en baisse de plus de 37%, à 37,7 millions de francs, avec une marge en décélération à un peu plus de 25%. En revanche, apuré des éléments immobiliers, il progresse de 0,7% et la marge augmente alors un peu. Les revenus immobiliers ont affecté la marche des affaires de l'entreprise. Ils s'établissent en recul de 15,1%, à 800'000 francs. Les rentrées locatives ont notamment diminué après la vente d'un bâtiment à Bâle en 2016.

Des ventes et des indicateurs immobiliers en baisse que le groupe a réussi à compenser en partie en réduisant ses coûts. Les frais de personnel ont été allégés de 3,5%, en raison par exemple à l'externalisation de certaines activités informatiques. Une autre partie est liée à poursuite de l'optimisation du dispositif. Et les dépenses d'exploitation et d'administration sont elles aussi en diminution, de 3,9%.

Extension de l'offre attendue dans des villes

Le résultat par action est en baisse de plus de 40%. Côté investissements, un recul est aussi observé à 3,58 millions. Les flux de liquidités d'exploitation s'établissent à 28 millions, en augmentation, mais ceux qui sont disponibles ont diminué de près de 180%.

Le total du bilan a reculé de 30,7% par rapport à fin 2016 et s'élevait fin juin à 189,7 millions. Et cette baisse est surtout attribuée au versement des dividendes mais aussi à la réduction des capitaux étrangers à court terme en raison de facteurs habituels à cette période de l'année.

Pour l'année en cours, le groupe genevois se dit «déterminé à démontrer sa position forte sur le marché», sans dévoiler d'objectifs chiffrés. Il va étoffer son offre, notamment par de nouveaux panneaux électroniques, par exemple à Bâle, Lausanne ou Genève. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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