Des nouvelles de la Nati deux jours avant France-Suisse
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Des nouvelles de la Nati deux jours avant France-Suisse

Valon Behrami est toujours incertain. Marco Streller est hors de danger.

Marco Streller n'a pas revécu le mauvais film de 2004 quand il fut victime d'une fracture de la jambe lors du choc à l'entraînement avec Marco Zwyssig qui devait le priver de l'Euro au Portugal. Samedi, l'attaquant bâlois s'est écroulé après une opposition avec David Degen. Mais fort heureusement, son genou a tenu.

«Marco Streller s'est soumis à une IRM samedi soir. L'examen n'a décelé aucune lésion, souligne le docteur Rudolf Roder. Il pourra jouer mardi contre la France». Le pronostic est plus mesuré pour Valon Behrami. Le staff médical ne pouvait pas encore se prononcer dimanche sur ses chances d'être opérationnel à Stuttgart. «Mais nous pouvons afficher une certaine confiance», précise Rudolf Roder.

Avec un seul attaquant

Streller et Behrami, s'il peut jouer, ne seront toutefois très certainement pas titularisés contre la France. Köbi Kuhn devrait opter pour un schéma de jeu en 4-4-1-1 avec Gygax en soutien de Frei, seul attaquant, et le duo formé par Philipp Degen et Barnetta sur le flanc droit. Il alignera, ainsi, pratiquement l'équipe qui avait débuté la rencontre amicale contre l'Italie le 31 mai dernier à Genève. Avec une seule interrogation: le nom du joueur appelé à seconder Senderos dans l'axe.

Donnée pour acquise il y a encore deux jours, la titularisation de Patrick Müller est remise en question. Malgré les assurances des médecins, le Genevois affirme que sa blessure à la cheville, contractée le 27 mai contre la Côte d'Ivoire, le gêne encore. «Si je ne suis pas à 100 %, il vaudrait mieux que je cède ma place», lâchait Müller samedi.

Le Lyonnais sait désormais que Köbi Kuhn dispose d'une alternative valable en la personne de Johan Djourou. Le joueur d'Arsenal fut, on s'en souvient, très brillant contre les Italiens.

L'équation du match

La performance de la défense suisse sera, bien évidemment, déterminante à Stuttgart. Philippe Senderos et son partenaire devront résoudre une équation bien délicate: comment neutraliser Thierry Henry ? «Le fait de le côtoyer tous les jours à Arsenal ne constitue pas à priori un avantage, lâche Senderos. Thierry est un joueur d'instinct. Il est vraiment imprévisible».

«Nous devrons nous efforcer de bien le couvrir, poursuit Senderos. Henry et les Français forment toujours une très grande équipe. Ils sont capables de nous punir si nous accusons la moindre baisse de concentration. La France remonte en puissance. Cessons de parler d'une équipe en déclin ! J'ai vu des belles séquences de leur part contre le Danemark et même face à la Chine».

Malgré ce discours, Philippe Senderos croit dur comme fer aux chances de l'équipe de Suisse. «Nous avons prouvé lors des rencontres de Paris et de Berne que nous pouvions rivaliser avec la France, souligne-t-il. Nous n'avons pas à avoir peur. Nous devons jouer sur nos qualités. Et n'oublions pas que toute la pression sera sur la France. Elle est la favorite du groupe. Elle est l'une des prétendantes au titre.»

Federer pour soutenir la Nati

La venue de Roger Federer mardi à Stuttgart est vraiment espérée par toute l'équipe de Suisse. «Nous savons que le soutien de Roger pour notre équipe est sans faille comme le nôtre peut l'être à son égard, souligne Michel Pont, l'entraîneur assistant. «Nous serions bien sûr très heureux qu'il puisse nous rendre une petite visite dans notre vestiaire avant le match contre la France».

par Laurent Ducret/Bad Bertrich

(si)

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