«RED»: Des papys survitaminés qui ne cassent rien
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«RED»Des papys survitaminés qui ne cassent rien

Les vétérans du cinéma américain ont la pêche. C'est du moins ce qu'ils veulent prouver dans «RED».

par
Fred Ferrari

Rien de plus fatal à un agent secret de la CIA que le passage à la retraite. Si le patron de Franck, Joe, Victoria et Marvin l'avait su, ils les aurait tout simplement laissés croupir entre les soucis administratifs, la télé d'un home médicalisé et la taille des rosiers. Mais non. Il décide de les éliminer. Il n'en faut pas davantage pour que les vieux de la vieille ressortent coups de poing et sulfateuses de très, très gros calibre. Et qui est-ce qui en assume, bouche bée, les conséquences? Une modeste employée de caisse de retraite, entraînée malgré elle dans des courses-poursuites et traquenards en tout genre.

Des âges canoniques

Qu'on ne s'y trompe pas: hormis une cascade impressionnante qui voit le plus ­jeune de la bande, Bruce Willis, sauter d'une voiture tournoyant sur elle-même, «RED» (pour «Retraités extrêmement dangereux») est plutôt mou du genou. Et il n'a pas la touche d'émotion qui suintait des gros bras de «The Expendables». Mais les principaux protagonistes (Bruce Willis, Morgan Freeman, Helen Mirren, John Malkovich, mais aussi Ernest Borgnine, Richard Dreyfuss et Brian Cox), 67 ans de moyenne d'âge, ont manifestement savouré l'expérience. Cela suffira-t-il à consoler les comédiens hollywoodiens vieillissants qui désespèrent de trouver un rôle.

«RED»

De Robert Schwentke. Avec Bruce Willis, John Malkovich, Morgan Freeman, Helen Mirren.

Sortie le 17 novembre 2010.

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