Étude: Des perturbateurs endocriniens chez les petits Romands

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ÉtudeDes perturbateurs endocriniens chez les petits Romands

Selon des analyses dévoilées par l’émission ABE de la RTS, tous les enfants de 3 à 15 ans testés étaient contaminés par ces substances très importantes pour les hormones.

Des perturbateurs endocriniens peuvent aussi se cacher dans les jouets pour enfants. 

Des perturbateurs endocriniens peuvent aussi se cacher dans les jouets pour enfants.

AFP

C’est un constat alarmant qui a été dévoilé mardi soir par l’émission de la RTS «A Bon Entendeur». En effet, des analyses menées par un laboratoire belge pour ABE, l’émission «On en Parle» et le magazine «Bon à savoir» ont cherché à savoir à quel point on pouvait trouver des perturbateurs endocriniens dans le corps des petits Romands. Verdict: tous les jeunes qui ont été testés étaient contaminés.

Les scientifiques ont analysé les urines de 33 enfants âgés de 3 à 15 ans et qui vivaient aussi bien à la ville qu’à la campagne. Tous les échantillons contenaient des perturbateurs, prouvant ainsi que tout le monde est exposé à ces substances dans notre environnement quotidien. Pire, selon ABE: près de 20% des jeunes étaient même exposés aux sept types de produits recherchés.

Pour rappel, les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui influencent notre système hormonal, aussi appelé système endocrinien. Or, ce système hormonal est essentiel pour notre santé. S’il est déréglé, cela peut affecter la reproduction, la croissance, le développement, voire le comportement, rappelle Swissmedic. La plupart des substances incriminées se trouvent dans les cuisines (fruits et légumes, produits de nettoyage, emballages alimentaires), les salles de bains (cosmétiques) les salons (meubles rembourrés) et les chambres d’enfants (jouets, PVC dans les claviers d’ordinateur, etc.). La plupart de ces substances s’accumulent dans les poussières domestiques.

Si les quantités de perturbateurs mesurées chez les jeunes Romands sont relativement basses par rapport aux analyses effectuées sur d’autres enfants dans l’UE, elles n’en demeurent pas moins dangereuses, surtout pour les plus petits en plein développement, rappellent les experts.

(cht)

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