Etude de l’EPFL: Des pistes pour réduire son empreinte carbone

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Étude de l’EPFLDes pistes pour réduire son empreinte carbone

Le projet de recherche vise à mieux connaître les habitudes de vie et de consommation des habitants de l’arc lémanique et de France voisine, dans le but de proposer des solutions pour réduire le bilan de gaz à effet de serre.

20min/Leïla Hussein

Face à l’urgence climatique, les politiques publiques sur l’aménagement du territoire ou encore la mobilité doivent évoluer efficacement, estime une équipe de chercheurs de l’EPFL. Pour ce faire, il convient «de mieux connaître les habitudes de vie et de consommation des ménages», communiquent les scientifiques, qui mènent actuellement un projet de recherche, baptisé Panel lémanique, visant à identifier des solutions de réduction du bilan de gaz à effet de serre de nos modes de vie basées sur des faits.

L’étude de la mobilité

Le premier volet de ce projet de recherche, prévu sur cinq ans, se consacre à la mobilité. Concrètement, les scientifiques ont cherché à comprendre combien de personnes souhaitent réduire leur dépendance aux voitures, mais qui sont en même temps tributaires du manque d’options dans leur lieu de vie. D’autres thématiques ont également été abordées: les déplacements professionnels et de loisirs, le nombre de véhicules par ménage, le nombre de résidences, les types de déplacements en vacances ou encore le taux de télétravail.

Par ailleurs, cette première partie sera complétée par un suivi GPS, via une application smartphone, d’un quart des participants sur une base volontaire, début 2023. L’objectif étant d’estimer leurs émissions de gaz à effet de serre à partir de leurs déplacements. Pour Vincent Kaufmann, directeur du Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR) à l’EPFL et responsable du Panel lémanique, «l’optimisation de secteurs tels que le parc automobile et le bâti ne permettra d’atteindre qu’à hauteur de 50% les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Deux autres stratégies doivent donc, selon nous, être investiguées, en suivant les recommandations de l’ONU: celle du changement des modes de vie et celle de la sobriété.»

Consommation alimentaire

Le prochain volet, prévu au printemps 2023, traitera des habitudes de consommation alimentaires et non alimentaires des ménages. «Toutes ces données étaient jusqu’à présent récoltées de manière non coordonnée, explique Vincent Kaufmann. Notre but est de réunir ces informations et de les traiter de manière exemplaire au niveau scientifique et éthique, afin d’identifier des solutions de réduction du bilan de gaz à effet de serre de nos modes de vie fondées sur des faits.»

10’000 personnes interrogées

(comm/kaa)

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