Vaud: Des placements privés décapitent une institution
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VaudDes placements privés décapitent une institution

En désaccord avec les nouvelles règles éthiques, deux dirigeants lâchent la caisse de pension Retraites Populaires.

par
Caroline Gebhard

Le directeur immobilier de l'institution de prévoyance jette l'éponge. En cause: des directives qui l'empêcheront, à l'avenir, d'enrichir son patrimoine immobilier privé. Durant dix ans, José Carlos Molina a fait plusieurs investissements en marge de son travail. «Sans faute et en toute transparence» précise Retraites Populaires. Mais aux yeux du conseil d'administration, qui a découvert ces opérations récemment, la situation est inconfortable: «Des activités de ce type peuvent laisser planer le doute qu'il existe un conflit d'intérêt. Il n'y en a pas, mais on veut se protéger là-contre», confie Jacqueline Maurer-Mayor, sa présidente. Du coup, les activités immobilières privées sont désormais interdites à tous les collaborateurs.

Dans le sillage de José Carlos Molina, Retraites Populaires perd également Claude Richard, son directeur général. Le Conseil d'administration lui reproche de ne pas l'avoir tenu au courant des activités annexes du directeur immobilier. S'il avait la compétence de les autoriser, il aurait dû en informer l'instance supérieure. «Le rapport de confiance avec le Conseil d'administration est entamé» poursuit Jacqueline Maurer-Mayor. Dans ces conditions, Claude Richard a décidé d'avancer son départ à la retraite d'une année et quittera ses fonctions en juin 2013. José Carlos Molina, quant à lui, a annoncé sa démission pour le 31 mai. Les noms de leurs successeurs ne sont pas encore connus.

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