Belgique: Des pleins d'essence de 10'000 litres sans payer
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BelgiqueDes pleins d'essence de 10'000 litres sans payer

Des bandes organisées piratent des stations-services belges et font le plein en toute quiétude. Un phénomène inconnu sur les rives du Léman.

par
kim

Observé pour la première fois en fin d'année dernière, ce pillage moderne des stations-services est en vogue en Belgique. Le quotidien «La Dernière Heure» rapporte mardi que les voleurs s'offrent des pleins gratuits allant jusqu'à 10'000 litres. «C'est un vrai fléau! Depuis la fin de l'année dernière, le nombre de faits ne cesse d'augmenter», s'indigne Tom Broekaert, un dirigeant de la cellule de la police fédérale belge luttant contre le crime organisé.

Oeuvrant en bande, les malfrats sont particulièrement bien organisés. Après que l'un d'eux s'est rendu sur les lieux pour évaluer la situation, un expert en technologie prend la main sur le logiciel informatique de la pompe à essence. Piraté, le logiciel de la pompe maintient le compteur à zéro pendant qu'un troisième larron procède au vol d'essence à proprement parler.

Sur place avec une camionnette discrètement transformée en réservoir géant, il semble faire le plein comme n'importe quel autre client de la station. Pour récupérer un maximum de carburant, le plein dure toutefois plus longtemps qu'à l'accoutumée. Le seul moyen pour les employés de la station de s'apercevoir de la supercherie. Car une fois le tuyau raccroché, le logiciel et la pompe reprennent leur fonctionnement normal.

La camionnette-citerne aussi utilisée en Suisse

Sur les rives du Léman, cette pratique n'est pas à la mode. «Nous n'avons eu connaissance d'aucun cas de ce genre», affirme Pierre-Olivier Gaudard, répondant presse de la police cantonale vaudoise. «En 2014, quelques individus avaient bien utilisé l'astuce de la camionnette-citerne pour repartir avec un maximum d'essence. Mais ils s'étaient alors acquittés des montants de leurs achats avec des cartes à essence d'entreprises volées. Celles-ci avaient été laissées en libre-service dans les véhicules de fonction. Nous souhaitons rendre les entreprises attentives à ce risque, même s'il n'est question que d'une petite dizaine de cas pendant cette période entre Lausanne et Genève.»

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