Actualisé 21.05.2019 à 08:31

«Etat d'urgence» permanent à Genève

Des policiers dénoncent un sous-effectif alarmant

Les agents sont inquiets du manque de personnel, notamment la nuit. Ils dénoncent un «état d'urgence» permanent.

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mpo
Des agents dénoncent un sous-effectif qui péjore la gestion des urgences, notamment les nuits.

Des agents dénoncent un sous-effectif qui péjore la gestion des urgences, notamment les nuits.

Keystone/Salvatore di Nolfi

Des effectifs réduits de moitié, des urgences qui s'enchaînent, des affaires qui s'accumulent ou encore une transmission d'informations entre patrouilles défaillante faute de temps. C'est l'inquiétant tableau dénoncé par plusieurs policiers genevois à leur hiérarchie.

Selon la RTS, des agents du secteur de Lancy-Onex, Plainpalais et Carouge ont adressé en avril une note de service à l'Etat major de police secours. Ils pointent du doigt un nombre de postes de police divisé par trois dans leur zone en décembre et des effectifs divisés par deux. Conséquence d'après eux: un «état d'urgence» permanent qui les empêche d'accomplir correctement leur mission. La RTS indique que, depuis début 2019, les effectifs à l'échelle cantonale ne sont jamais suffisants durant la nuit, entraînant l'intervention de la police judiciaire, dont ce n'est pas la mission, et amenant la centrale d'intervention à devoir parfois renoncer à traiter certains appels jugés moins urgents.

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