17.05.2017 à 18:28

Saint-Gall

Des policiers devant les juges pour trafic d'armes

Deux anciens agents des forces de l'ordre cantonales comparaîtront jeudi devant la justice saint-galloise. Il sont accusés d'avoir volé des armes et des parties d'uniformes des stocks de la police dans le but de les revendre.

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jeb/ofu

La police cantonale saint-galloise a porté plainte contre deux de ses employés il y a plusieurs années. Les agents, qui ne travaillent désormais plus pour les forces de l'ordre, auraient subtilisé plusieurs armes, des accessoires d'armes et des parties d'uniformes des stocks de la police dans le but de les revendre. Les accusés comparaîtront ce jeudi devant le Tribunal de district de Saint-Gall.

Un jour avant le début de l'audience, nos confrères de «20 Minuten» livrent des détails sur ce qui est reproché aux ex-agents.

Arrêté en 2016

En automne 2015, un des prévenus, âgé de 62 ans, aurait pris un viseur sur son lieu de travail et l'aurait emmené chez lui à la maison avant de le revendre via Ricardo.ch pour 255 francs. Deux semaines plus tard, il avait remis l'accessoire à l'acheteur, un agent sous couverture de la police cantonale de Zurich. Le sexagénaire avait finalement été arrêté en été 2016.

Lors de son interrogatoire, il avait affirmé dans un premier temps qu'un collègue de travail lui avait remis le viseur. Mais il était revenu peu après sur sa déposition et avait expliqué ne plus se souvenir comment il se l'était procuré. Il s'était alors justifié en affirmant souffrir de problèmes de mémoire depuis qu'il s'est fait enlever une tumeur au cerveau.

Dénonciation calomnieuse

Le Ministère public estime que les problèmes de mémoire ne sont qu'un prétexte pour se protéger. Il l'accuse par ailleurs de dénonciation calomnieuse. L'agent accusé à tort avait en effet été suspendu durant deux mois.

Outre le viseur, le sexagénaire aurait dérobé divers autres objets des stocks de la police, comme des munitions et des baïonnettes. Il risque une peine pécuniaire de 150 jours-amendes à 160 francs ainsi qu'une amende de 500 francs pour vol et dénonciation calomnieuse.

Le deuxième ex-agent qui comparaîtra jeudi devant la justice saint-galloise est accusé d'avoir vendu sur internet une arme, récupérée par la police lors d'une collecte. En novembre 2010, il aurait par ailleurs acheté 64 armes issues d'un héritage. Dans les six mois qui ont suivi cet achat, le prévenu serait parvenu à revendre 61 des objets sans en avoir l'autorisation nécessaire et sans permis d'acquisition. L'homme de 57 ans risque une peine pécuniaire de 100 jours-amende de 200 francs.

En attendant le jugement, les accusés bénéficient de la présomption d'innocence.

istolets de la police vendus sur internet En juin 2015, «Blick» révélait que de nombreux sites étrangers proposent d'anciennes armes à feu de différentes polices suisses. S'il est difficile de savoir avec exactitude comment ces pistolets ont atterri sur le marché, la grande majorité d'entre eux seraient des armes ayant appartenu à des agents à la retraite. Interrogé à l'époque par «20 minutes», le porte-parole de la police neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix, expliquait alors que chaque année entre trois et quatre pistolets sont remis en moyenne à des agents qui partent en retraite. «Si le détenteur souhaite revendre son arme, il le peut, mais selon les conditions fixées par la loi fédérale sur les armes. Pour ce qui est de l'étranger, il devra respecter les lois du pays», avait-il ajouté.

istolets de la police vendus sur internet En juin 2015, «Blick» révélait que de nombreux sites étrangers proposent d'anciennes armes à feu de différentes polices suisses. S'il est difficile de savoir avec exactitude comment ces pistolets ont atterri sur le marché, la grande majorité d'entre eux seraient des armes ayant appartenu à des agents à la retraite. Interrogé à l'époque par «20 minutes», le porte-parole de la police neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix, expliquait alors que chaque année entre trois et quatre pistolets sont remis en moyenne à des agents qui partent en retraite. «Si le détenteur souhaite revendre son arme, il le peut, mais selon les conditions fixées par la loi fédérale sur les armes. Pour ce qui est de l'étranger, il devra respecter les lois du pays», avait-il ajouté.

istolets de la police vendus sur internet En juin 2015, «Blick» révélait que de nombreux sites étrangers proposent d'anciennes armes à feu de différentes polices suisses. S'il est difficile de savoir avec exactitude comment ces pistolets ont atterri sur le marché, la grande majorité d'entre eux seraient des armes ayant appartenu à des agents à la retraite. Interrogé à l'époque par «20 minutes», le porte-parole de la police neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix, expliquait alors que chaque année entre trois et quatre pistolets sont remis en moyenne à des agents qui partent en retraite. «Si le détenteur souhaite revendre son arme, il le peut, mais selon les conditions fixées par la loi fédérale sur les armes. Pour ce qui est de l'étranger, il devra respecter les lois du pays», avait-il ajouté.

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