États-Unis: Des policiers impliqués dans la mort de Breonna Taylor bientôt licenciés
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États-UnisDes policiers impliqués dans la mort de Breonna Taylor bientôt licenciés

Comme George Floyd et Trayvon Martin, Breonna Taylor est l’une des victimes emblématiques du racisme et des violences policières touchant particulièrement les Noirs aux États-Unis.

Breonna Taylor est décédée à 26 ans, le 13 mars 2020, quand trois agents, munis d’un mandat d’arrêt, ont fait irruption chez elle en enfonçant sa porte en pleine nuit. (Jon Cherry/Getty Images/AFP)

Breonna Taylor est décédée à 26 ans, le 13 mars 2020, quand trois agents, munis d’un mandat d’arrêt, ont fait irruption chez elle en enfonçant sa porte en pleine nuit. (Jon Cherry/Getty Images/AFP)

AFP

Deux policiers impliqués dans la mort en mars de l’Afro-américaine Breonna Taylor, ont été notifiés mardi de leur licenciement prochain des rangs de la police de Louisville, selon une lettre diffusée par l’avocat de la famille de cette travailleuse hospitalière.

«La police de Louisville va licencier l’agent Joshua Jaynes. Il était à l’origine du mandat d’arrêt qui a provoqué le meurtre tragique de Breonna Taylor», a annoncé Ben Crump, avocat connu pour défendre de nombreuses familles de victimes afro-américaines.

Il a relayé sur Twitter une lettre de la cheffe de police de cette ville du Kentucky, détaillant les modalités de licenciement de cet agent. Un autre agent de police impliqué dans le raid s’est également vu notifier son licenciement, a indiqué son avocat aux médias américains.

Comme George Floyd et Trayvon Martin, Breonna Taylor fait partie de ceux dont les noms sont scandés avec colère depuis des mois aux États-Unis, considérés comme des victimes emblématiques du racisme et des violences policières.

Elle est décédée à 26 ans, le 13 mars 2020, quand trois agents, munis d’un mandat d’arrêt, ont fait irruption chez elle en enfonçant sa porte en pleine nuit. Armé, le compagnon de la victime avait ouvert le feu contre les agents, croyant à une intrusion criminelle.

Un seul membre du trio policier a finalement été poursuivi, pour mise en danger de la vie d’autrui, en raison de ses tirs qui ont traversé le mur d’un appartement voisin. Aucun chef d’inculpation n’a été retenu contre ses deux collègues, dont les tirs ont tué la travailleuse hospitalière.

Ces décès ont lancé une introspection d’une partie de la société américaine sur les discriminations raciales perpétrées dans le pays.

Une autre affaire a provoqué l’indignation d’Américains mardi. Le ministère de la Justice a annoncé clôturer l’enquête sur les policiers accusés d’avoir tué Tamir Rice, un garçon noir de 12 ans, dans l’Ohio en 2014.

Le jeune Afro-américain avait été abattu par un policier à Cleveland alors qu’il jouait avec un pistolet en plastique. La scène, filmée par une caméra de surveillance, avait choqué le pays.

(AFP/NXP)

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