Actualisé 24.07.2009 à 11:14

Jardinage urbain

Des privés aux pouces verts sèment pour rendre plus beau

Planter des roses, des tulipes ou encore des tournesols au pied des arbres histoire de rendre «sa» ville plus belle.

L'idée a fleuri dans la tête de plusieurs particuliers de grandes agglomérations de Suisse. Les autorités observent et tolèrent le phénomène, avec le sourire.

»A Genève, quelques personnes plantent des fleurs au pied des arbres depuis plusieurs années», explique à l'ATS Luc-Eric Revillod, adjoint de direction au Service des espaces verts et de l'environnement (SEVE). «Mais leur nombre est très limité, car il ne reste que peu d'espaces disponibles».

Les autorités genevoises ne s'opposent pas à cette démarche. Parfois, elles l'ont même encouragée. «Il y a quelques années, une vieille dame avait planté des roses que des vandales ont arrachées. Devant sa tristesse, le maire lui a offert des graines afin qu'elle puisse les replanter», raconte M. Revillod.

Quelques personnes cultivent aussi des légumes dans des jardins de la Ville, avec l'accord des autorités. «Le tout est organisé par des maisons de quartier».

Pas d'écoterrorisme

A Fribourg, le phénomène est très peu visible. «Quelques tournesols ont fleuri par-ci par-là mais on ne peut pas dire que l''écoterrorisme' est très répandu», ironise Thierry Wieland, jardinier de la Ville.

Berne, elle, n'a pas échappé aux jardiniers en herbe et les autorités se disent plutôt heureuses que la population prenne soin de son environnement. «Nous n'avons rien contre, tant que quelqu'un s'occupe des fleurs», indique Christoph Schärer, en charge des jardins de la capitale.

Parrain d'un arbre

A Bâle, depuis les années 1980, il est possible d'être parrain d'un arbre. «En ce moment, nous comptons quelque 190 parrainages», déclare Yvonne Aellen des jardins de la Ville. Et les jardiniers du dimanche ont même droit à des conseils sur les fleurs qu'ils plantent au pied des arbres.

Pour Mme Aellen, ces plantations enrichissent Bâle. «Il y a plus de fleurs que nous n'aurions pu en planter», se réjouit-elle.

Des seniors à l'oeuvre

Sur les bords de la Limmat, on n'échappe pas non plus à la vague verte. Le service des ponts et chaussées a aussi sa petite anecdote.

Un retraité de 80 ans s'occupe de quatre pieds d'arbres plantés dans une rue animée. Jusqu'à trois fois par semaine, il prend soin de «son» jardin, pour la plus grande joie de ses voisins qui saluent son action.

Les autorités des villes contactées sont toutefois unanimes. Le phénomène est marginal. On est loin du «Guerilla Gardening» - des jardiniers sauvages qui, la nuit tombée, partent à l'assaut des grandes villes comme Londres et New York pour y planter de la verdure, diffusant ensuite ces images sur le net.

(ats)

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