Des rapports US étayent les accusations sur Blackwater
Actualisé

Des rapports US étayent les accusations sur Blackwater

Les rapports sur la fusillade ayant impliqué la firme Blackwater le mois dernier à Bagdad indiquent que les agents de cette société privée de sécurité ont ouvert le feu sans provocation.

Ils corroborent ainsi les accusations de Bagdad.

Les gardes de sécurité de Blackwater auraient également fait un usage disproportionné de la force lors de cet incident survenu le 16 septembre et qui a coûté la vie à au moins onze Irakiens. La fusillade a provoqué la colère de la population et des autorités irakiennes contre les agissements de la société, qu'elles considèrent comme une armée privée.

Citant un haut responsable de l'armée américaine, le Washington Post écrit vendredi que les accusations du gouvernement irakien semblent corroborées par les rapports militaires américains.

Aucune riposte

«C'était à l'évidence excessif. C'était à l'évidence mauvais», dit ce responsable militaire, qui s'exprime sous le couvert de l'anonymat.

«Les civils sur lesquels on a tiré, ils n'avaient pas d'armes pour riposter. Et aucun policier irakien ou agent des forces locales de sécurité n'a riposté», poursuit-il, s'appuyant sur les éléments recueillis par l'armée (témoignages, enregistrement vidéo)

Trois enquêtes

La fusillade a éclaté alors que des agents de Blackwater escortaient un convoi diplomatique dans un quartier Ouest de Bagdad. L'enquête ouverte par le département d'Etat est menée par le FBI. Le Pentagone et une commission d'enquête irako-américaine travaillent également dessus.

La direction de Blackwater, entreprise fondée par Erik Prince, un ancien des forces spéciales américaines, et basée en Caroline du Nord, affirme que ses employés ont réagi dans le cadre approprié à une attaque contre le convoi qu'ils escortaient.

(ats)

Ton opinion