Actualisé 02.10.2013 à 05:30

Italie

Des rebelles du PDL pour sauver le gouvernement

Le chef du gouvernement italien affronte ce mercredi devant le Parlement un vote de confiance crucial. Il doit compter sur les voix des nombreux dissidents du parti de Berlusconi pour sauver l'exécutif.

De l'avis de tous les experts, le «Cavaliere», 77 ans, a provoqué la crise politique actuelle dans une sorte de fuite en avant, pour éviter d'être évincé du Sénat après sa condamnation définitive début août à une peine de quatre ans de prison pour fraude fiscale.

Silvio Berlusconi a confirmé à la veille du vote sa volonté de faire tomber le gouvernement, appelant ses parlementaires à ne pas voter la confiance mercredi à M. Letta. La rupture avec le gouvernement d'union gauche-droite de M. Letta date du week-end quand le «Cavaliere» a, à la surprise générale, réclamé la démission immédiate de ses cinq ministres.

Mais pour déjouer les projets de l'ancien chef du gouvernement, M. Letta peut compter sur la fronde interne au parti Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi et les dissidents qui refusent de suivre leur chef dans ce que les commentateurs ont qualifié de «geste fou».

Démissions refusées

Mardi, des voix de plus en plus nombreuses se sont levées au sein du PDL, dont celle d'Angelino Alfano, numéro deux du parti et dauphin présumé du «Cavaliere», mais également vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur, qui a appelé tous les parlementaires PDL à voter en faveur du gouvernement Letta.

Pour faciliter la tâche aux modérés du PDL, M. Letta a refusé les démissions des cinq ministres PDL qui même s'ils avaient obéi à leur chef, avaient remis en cause sa stratégie de rupture avec l'exécutif Letta.

«Nous avons assez de gens, nous sommes plus de 40 et nous sommes déterminés à vouloir maintenir l'équilibre du gouvernement. Donc, nous voterons la confiance», a affirmé le sénateur Carlo Giovanardi, à propos de la rébellion au sein du PDL.

M. Letta commencera son parcours parlementaire devant le Sénat à 09h30 où il tiendra son discours qui sera suivi d'un débat puis d'un vote par appel nominal. Dans l'après-midi, il se rendra à la Chambre des députés. (ats)

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