Des reines du combats saoules et droguées?
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Des reines du combats saoules et droguées?

APROZ (VS) – Les organisateurs de la manifestation valaisanne mettent en garde contre le dopage.
Tous dopés, même les vaches?

Visiblement non. Et pourtant, à l'occasion du premier combat de reines de la saison, qui aura lieu dimanche à Aproz, les organisateurs ont cru bon de revenir sur le problème. Ainsi peut-on lire dans leur dossier de presse: «Qu'en est-il du dopage qui ne peut être décelé avant le combat? On chuchote en coulisse que l'on ferait absorber à certaines vaches du café fort additionné de vin, de kirsh, de cognac ou d'autres médecines qui stimuleraient momentanément les lutteuses.» Pour Jacques Bornet, coordinateur de presse de combat de reines, ce texte se veut avant tout un garde-fou. «C'est pour éviter tout débordement», précise l'éleveur valaisan. Et de souligner qu'il n'y a jamais eu de cas de dopage. Depuis quelques années, des prélèvements de sang sont effectués sur les bovins. Cette pratique a été instituée après une polémique lançée sur le sujet. Certains médias avaient prétendu que les vaches étaient artificiellement stimulées. «On a réduit peu à peu le nombre de contrôle, aucun cas n'ayant été révélé positif», explique Claire Zen-Ruffinen, adjointe du vétérinaire cantonal du Valais. Soit, les vaches ne sont pas droguées! Mais ne sont-elles pas alcoolisées avant la bagarre? Selon Jacques Bornet, le coup de gnole avant l'épreuve appartient au passé. «C'étaient les seuls produits qu'avaient à disposition les générations précédentes, après les premiers combats officiels en 1943.»

Laurent Asséo

Combat des Reinesenvoyé par petite-fleure

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