Iran-Irak: Des relations diplomatiques renouées

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Iran-IrakDes relations diplomatiques renouées

L'Irak et l'Iran se sont engagés mercredi à tourner la page sur leur passé marqué par une guerre meurtrière et à renouer des relations diplomatiques «normales», au moment où les Etats-Unis accusent Téhéran d'armer la rébellion irakienne.

«Après des années de tension et de mauvaises relations entre les deux pays à cause de la guerre menée par l'ancien régime baasiste , les relations sont revenues à la normale», s'est félicité le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, lors de la visite à Bagdad du premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, à la tête d'une importante délégation officielle.

«Nous tenons à remercier la délégation iranienne pour cette initiative et cette visite qui démontrent une vraie volonté de l'Iran et de l'Irak d'améliorer leurs relations à tous les niveaux», a-t-il ajouté.

M. Rahimi a abondé dans son sens: «Je veux dire à tous les Irakiens que nous avons oublié la douleur du passé, que les coeurs de tous les Iraniens sont avec l'Irak».

«Nous sommes prêts à nous tenir au côté de l'Irak, à rebâtir ce pays et à lui apporter de la sécurité. Nous sommes venus réaffirmer notre soutien au gouvernement de M. Maliki», a-t-il ajouté.

La guerre entre les deux pays a fait un million de morts et beaucoup de ministres chiites du gouvernement se sont exilés en Iran à l'époque de Saddam Hussein.

Les Etats-Unis, dont un accord avec Bagdad prévoit le retrait des troupes d'Irak avant la fin de l'année, accusent l'Iran de fournir des armes aux rebelles irakiens, ce que dément Téhéran.

Iran et Irak ont signé mercredi six accords - dont le détail n'a pas été dévoilé - concernant la science et la technologie, les postes et communications, la santé, les droits de douane et la culture.

M. Maliki a aussi plaidé pour un «nouveau départ» dans les secteurs de l'électricité, des transports, du pétrole, du gaz et du BTP et invité «toutes les entreprises iraniennes qui le souhaitent, à participer aux investissements à venir». (afp)

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