Actualisé 09.10.2017 à 12:19

EspagneDes renforts de police exigés en Catalogne

La Haute Cour de Catalogne a demandé un dispositif policier supplémentaire afin de protéger ses locaux.

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Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

AFP
L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

AFP
Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

AFP

La Haute Cour de Catalogne a demandé lundi à Madrid de lui fournir un dispositif policier supplémentaire. Ces renforts doivent protéger ses locaux au cas où le parlement proclamerait l'indépendance de la région.

Ces renforts de police nationale qu'elle réclame, dit-elle dans un communiqué, ont pour but de «garantir son fonctionnement normal et complet».

Carles Puigdemont, président de la région autonome, doit prendre la parole mardi à 18h devant le parlement. Il pourrait l'inviter à proclamer l'indépendance, conformément à la loi référendaire adoptée début septembre.

Paris soutiendra Madrid

L'indépendance de la Catalogne ne serait pas reconnue et entraînerait immédiatement une sortie de la région de l'Union européenne, a averti lundi la ministre française des Affaires européennes, Nathalie Loiseau.

«S'il devait y avoir une déclaration d'indépendance, elle serait unilatérale, elle ne serait pas reconnue», a déclaré Mme Loiseau sur la chaîne Cnews.

«La première conséquence (d'une déclaration), automatiquement, elle sortirait de l'UE», a-t-elle ajouté, en appelant au dialogue pour surmonter la crise, et en reprenant les arguments de Madrid sur le référendum du 1er octobre.

«Cette consultation était contraire à la Constitution et il n'y a eu aucun moyen d'en vérifier la qualité: ni les listes d'électeurs, ni le déroulement du scrutin, ni le dépouillement n'ont été vérifiés», a encore déclaré Mme Loiseau.

«Nous n'avons pas de raison de penser différemment de ce que pense la Constitution espagnole. Nous sommes des partenaires, des alliés de l'Espagne, et l'Espagne est une grande démocratie», a-t-elle poursuivi, en estimant qu'il n'était pas nécessaire de «réinventer un système institutionnel dans un pays qui a déjà fait beaucoup pour que les régions puissent décider de manière autonome de leur destin». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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