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Dopage Des responsables russes passent aux aveux

Pour la première fois, certains reconnaissent l'existence d'un dopage institutionnel. Les mots «conspiration institutionnelle» ont été lâchés.

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Treize sportifs russes et deux entraîneurs accusés de dopage puis blanchis sont désormais éligibles pour les jeux Olympiques 2018 de Pyeongchang, a annoncé le CIO. (Samedi 3 février 2018)

Treize sportifs russes et deux entraîneurs accusés de dopage puis blanchis sont désormais éligibles pour les jeux Olympiques 2018 de Pyeongchang, a annoncé le CIO. (Samedi 3 février 2018)

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Le président russe Vladimir Poutine a demandé mercredi aux sportifs russes de lui «pardonner» pour n'avoir pas su les «protéger» des retombées du scandale du dopage. (Mercredi 31 janvier 2018)

Le président russe Vladimir Poutine a demandé mercredi aux sportifs russes de lui «pardonner» pour n'avoir pas su les «protéger» des retombées du scandale du dopage. (Mercredi 31 janvier 2018)

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Dans une interview, l'ancien haut responsable de l'antidopage accuse Vladimir Poutine d'avoir joué un rôle crucial dans l'organisation du dopage des sportifs russes aux Jeux olympiques. (29 janvier 2018)

Dans une interview, l'ancien haut responsable de l'antidopage accuse Vladimir Poutine d'avoir joué un rôle crucial dans l'organisation du dopage des sportifs russes aux Jeux olympiques. (29 janvier 2018)

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Des responsables russes chargés de la lutte antidopage ont pour la première fois reconnu l'existence d'un système de dopage à grande échelle dans leur pays.

«C'était une conspiration au niveau des institutions», a confié au New York Times Anna Antseliovitch, directrice générale de l'agence russe antidopage (Rusada). Cette dernière et d'autres responsables ont néanmoins rejeté la thèse d'un système de dopage instauré par l'Etat russe, assurant au quotidien américain que les dirigeants russes n'étaient pas impliqués.

La Rusada a rejeté ces affirmations, assurant dans un communiqué que les propos d'Anna Antseliovitch avaient été «déformés et sortis de leur contexte» lors de son interview avec le New York Times. Le Kremlin a pour sa part expliqué vouloir «vérifier la véracité de ces paroles» avant de faire un commentaire, réitérant ses dénégations quant à l'existence d'un système de dopage organisé par les autorités russes.

«Depuis le début, nous avons nié toute implication de l'Etat, des organes ou services gouvernementaux dans le possible dopage des sportifs», a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

Traitement de faveur

Egalement interrogé par le New York Times, Vitali Smirnov, nommé en septembre pour diriger la nouvelle commission antidopage russe, a aussi reconnu que la Russie a «fait beaucoup d'erreurs» tout en estimant que les sportifs occidentaux bénéficient d'un traitement de faveur des autorités antidopage.

«La Russie n'a jamais eu la chance qui a été donnée aux autres pays», déclare-t-il au quotidien américain, citant les autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) mises en lumière après le piratage de l'Agence mondiale antidopage (AMA) par le groupe de hackers russes Fancy Bears.

Ce piratage a divulgué les informations médicales confidentielles de plus d'une centaine d'athlètes dont les joueuses de tennis américaines Serena et Venus Williams, la championne olympique de gymnastique Simone Biles ou les cyclistes britanniques Bradley Wiggins et Christopher Froome, qui ont tous bénéficié d'AUT leur permettant de prendre des médicaments inscrits sur la liste des produits interdits.

Dans son second rapport destiné à l'Agence mondiale antidopage (AMA) et publié début décembre, le juriste canadien Richard McLaren décrit en des termes accablants un système de dopage d'Etat, ce que la Russie conteste. Le rapport pointe l'existence d'«une conspiration institutionnelle» mise en place avec la participation du ministère des Sports, de l'agence russe antidopage (Rusada) et du laboratoire antidopage de Moscou aux côtés du FSB (services secrets), le tout au bénéfice de plus de 1000 athlètes dans 30 sports.

Le ministre russe des Sports Vitali Moutko avait déclaré à l'agence TASS le 9 décembre, juste après la publication du rapport, que les accusations de «conspiration institutionnelle» n'étaient pas étayées par des preuves.

Ces accusations ont constitué un nouveau coup dur pour le sport russe, qui tentait encore d'atténuer les dommages causés par le premier rapport McLaren et l'exclusion de ses athlètes des compétitions internationales.

Les soupçons qui visent les Russes touchent de nombreux sports. L'affaire a secoué les JO de Rio cette année et continue de faire des vagues cet hiver: des épreuves de biathlon, de patinage et de ski de fond prévues en Russie ont été annulées. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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