Colère dans les rangs UDC: Des «revendications de gauche»
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Colère dans les rangs UDCDes «revendications de gauche»

La réaction de l'UDC suisse en faveur d'une plus grande influence de l'Etat sur les grandes banques suscite la surprise et l'incompréhension de l'aile économique du parti.

«Je ne connais de telles revendications que venant de la gauche», a protesté le conseiller national et entrepreneur Peter Spuhler dans un entretien publié mercredi dans la «Thurgauer Zeitung».

«Ce n'est pas possible que l'Union démocratique du centre s'engage durant des années pour un Etat «svelte» et affirme maintenant que l'Etat doit dicter leurs structures à des banques», a expliqué en substance Peter Spuhler. Le conseiller national thurgovien a rappelé que le parti socialiste exige de longue date un plafonnement des salaires, contre lequel l'UDC s'est toujours opposée jusqu'ici. L'entrée d'un représentant de la Confédération au conseil d'administration de l'UBS lui semble impensable.

La position de Peter Spuhler est partagée par le conseiller national zurichois Hans Kaufmann, ancien économiste dans une banque. La prise de position de l'UDC a été publiée sans qu'il soit consulté, a-t-il expliqué à la radio alémanique DRS. En outre, «le programme du parti ne mentionne nulle part qu'il veut limiter des salaires quels qu'ils soient».

Le président de l'UDC Toni Brunner a défendu la réaction publiée mardi en affirmant que son parti avait voulu lancer une discussion. «Après l'intervention de l'Etat auprès de l'UBS, il est également nécessaire de soumettre de nouvelles manières de penser», a plaidé le conseiller national saint-gallois.

En réaction à la perte abyssale de l'UBS, l'UDC a demandé mardi que les salaires des plus hauts responsables des banques épaulées par la Confédération soient adaptés à ceux en vigueur dans les entreprises comme les CFF, La Poste et Swisscom ou à la BNS. Pour la durée de la participation fédérale à l'UBS, la Confédération doit par ailleurs exiger un siège au conseil d'administration, avait demandé le parti. (ap)

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