France: Des salariés «piègent» leur usine avec des bonbonnes

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FranceDes salariés «piègent» leur usine avec des bonbonnes

Les travailleurs de GM&S Industry menacent de faire sauter l'usine alors que les négociations pour reprendre l'entreprise en difficulté sont dans l'impasse.

Des salariés d'un équipementier automobile dans le centre de la France ont affirmé avoir «piégé» jeudi leur usine à l'aide de bonbonnes de gaz pour dénoncer l'attitude des constructeurs PSA et Renault, qu'ils accusent de bloquer les négociations de reprise du site en difficulté.

Les salariés du site de GM&S Industry à La Souterraine ont détruit jeudi matin une presse à l'aide d'un chalumeau et devaient écraser une autre machine-outil dans l'après-midi, a affirmé à l'AFP un représentant syndical, Vincent Labrousse. Selon ce représentant de la CGT, l'usine a aussi été «piégée» à l'aide de bonbonnes de gaz et de bidons d'essence.

«Nous refusons d'être baladés une minute de plus (...) Cela fait six mois que l'on se bat, et nous sommes désolés d'en arriver là, mais aujourd'hui la menace, c'est celle d'une liquidation pure et simple. Si tel devait être le cas, l'usine ne sera pas rendue intacte!», a-t-il dit.

Les employés ont détruit certains outils du site de production

Les représentants des salariés réclament une rencontre avec les constructeurs automobiles PSA et Renault et le président élu Emmanuel Macron. Il s'agit pour les 279 salariés du site, en redressement judiciaire depuis décembre dernier, de faire pression sur ces constructeurs automobiles, leurs principaux clients, pour qu'ils s'engagent à maintenir un volume de commandes suffisant.

Sous la houlette du gouvernement, la direction de crise négociait depuis plusieurs semaines avec les constructeurs automobiles pour obtenir un engagement ferme sur leurs commandes.

L'ampleur des commandes permettrait de définir les conditions de reprise du site. Le premier sous-traitant français de l'emboutissage, GMD, a plusieurs fois montré son intérêt pour le site industriel. Mais l'intersyndicale de GM&S a annoncé mercredi «l'échec des négociations» de l'usine, dont la liquidation risque d'être prononcée le 23 mai. (20 minutes/afp)

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