07.01.2020 à 09:07

France

Des sextoys d'Alexia D. ont mystérieusement disparu

Plusieurs objets pouvant avoir un lien avec le mobile du meurtre de la jeune femme ont été volés lors d'un cambriolage en mars 2019.

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Jugé ces prochains mois pour le meurtre de sa femme, Jonathann D. risque une peine de prison à perpétuité.

Jugé ces prochains mois pour le meurtre de sa femme, Jonathann D. risque une peine de prison à perpétuité.

Un nouveau chapitre troublant vient s'ajouter à l'enquête sur la mort d'Alexia D., tuée en octobre 2017 par son mari dans l'est de la France. Selon le «Journal du Dimanche», la maison où le couple vivait à Gray a été cambriolée au début de l'année dernière, et les objets subtilisés ont de quoi surprendre.

Le 5 mars 2019, les gendarmes ont reçu l'ordre de fouiller le domicile d'Alexia et Jonathann D., mis sous scellé après le drame. Ce faisant, ils ont ouvert le tiroir de la table de chevet de la victime et ont découvert «un dé représentant les positions du ­Kama­sutra, posé à côté d'anneaux vibrants», rapporte l'hebdomadaire. Interrogé à ce sujet, Jonathann D. a affirmé que la panoplie de sextoys de sa femme n'était pas complète. Selon lui, il manquait en effet «un rose» et «des boules de geisha argentées».

Parmi les objets volés, figurent également l'alliance d'Alexia, un album de mariage et un caméscope contenant des vidéos du couple. Les articles de valeur, tels qu'une télévision, des grands crus ou plusieurs bijoux de luxe, n'ont pas été volés. Ce qui fait dire aux enquêteurs que ce cambriolage pourrait avoir un lien avec le mobile du meurtre: les voleurs cherchaient-ils à préserver la réputation d'Alexia?

Elle s'enfermait dans la chambre

Jonathann D. avait expliqué avoir tué son épouse lors d'une dispute, provoquée par le fait que la jeune femme voulait avoir un rapport sexuel avec son mari, ce qu'il ne voulait pas. Le meurtrier présumé avait confié qu'il souffrait de troubles érectiles et qu'il esquivait les rapports avec sa femme, malgré le fait que le couple essayait d'avoir un enfant. Selon Jonathann D., Alexia s'enfermait dans la chambre avec ses jouets sexuels. «Elle me disait: «Je te remplace par mes ­sextoys.» C'était de plus en plus dur pour moi», avait raconté le suspect.

L'enquête n'a pas encore permis d'identifier les auteurs de ce vol, précise «Le Point». Le procès de Jonathann D. doit se tenir dans les mois à venir. Le trentenaire, qui a avoué avoir frappé et étranglé sa femme avant de tenter de brûler son cadavre, encourt la prison à perpétuité.

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