16.09.2020 à 06:20

GenèveDes soirées mêlant excès d’alcool et coups gratuits

Deux jeunes comparaissent pour des violences graves commises en soirée sous l’effet de la boisson.

de
Léonard Boissonnas
Les accusés avaient consommé de l’alcool fort en grande quantité. 

Les accusés avaient consommé de l’alcool fort en grande quantité. 

iStock / Image prétexte

«J’étais sous l’emprise de l’alcool, j’ai été pris par l’élan de groupe»: c’est ainsi que S. N., désormais âgé de 22 ans, a expliqué mardi le coup de pied penalty asséné à la tête d’un jeune homme qu’il ne connaissait pas, dans le secteur de Rive à Genève, dans la nuit du 16 juillet 2016. Il est accusé de tentative de meurtre, entre autres.

Tout est parti quand ses potes et lui (dont D. T., âgé de 22 ans, lui aussi sur le banc des accusés) ont vu un «attroupement» de plusieurs personnes et qu’ils s’en sont mêlés. Au milieu, deux Marseillais, ivres, qui n’étaient pas en état de se défendre. L’homme cogné à la tête aurait aussi reçu des coups de D. T. et d’un troisième individu, mineur au moment des faits, selon l’acte d’accusation. La victime a été grièvement blessée et s’est trouvée dans le coma. «C’était un acte lâche, j’ai agi par inconscience», a déclaré S. N.

Gorge tranchée
D. T. est poursuivi pour deux autres altercations nocturnes violentes. Il a reconnu avoir frappé, en mai 2018 aux Bastions, une connaissance avec une bouteille pour se défendre car son adversaire «voulait se battre, sans raison». En mars 2020, aux Pâquis, il a grièvement blessé un homme en tranchant sa gorge pour une histoire de bouteille de whisky. Un «accident», selon lui. Un troisième prévenu est accusé de rixe pour l’avoir frappé en retour à cette occasion.

De son côté, D. T., également impliqué dans deux autres affaires d’agression, toujours commises sous l’influence de l’alcool (lire encadré ci-dessus), a expliqué qu’il ne se souvenait pas de tout, mais a reconnu avoir frappé l’autre Français, qui n’a pas porté plainte. «J’étais jeune, alcoolisé et stupide», a-t-il dit.

D. T. a raconté qu’il avait appelé les secours ensuite, mais il a nié avoir volé le portable de la victime grièvement touchée. Selon lui, c’est S. N. qui l’a dérobé. Celui-ci a démenti: «Je ne suis pas d’un milieu modeste, je n’ai pas besoin de voler.» Le procès se poursuit.

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