Vaud: Des solutions de garde pour le soir et le week-end
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VaudDes solutions de garde pour le soir et le week-end

La Fondation pour l'accueil de jour des enfants veut prendre en compte les besoins des parents qui ont des horaires décalés.

Le canton de Vaud soutient le développement de projets innovants pour l'accueil des enfants. L'objectif est de répondre aux besoins des parents qui doivent travailler le soir et le week-end, les policières et les infirmières notamment.

La Fondation pour l'accueil de jour des enfants (FAJE) lance un programme d'impulsion inédit dans le canton de Vaud. Elle a constitué un fonds de 2,9 millions de francs, réparti sur trois ans, pour soutenir deux types de projets.

Nombreux parents concernés

Le premier concerne l'accueil des enfants dont les parents ont des organisations de travail particulières, avec des horaires décalés. «C'est le cas notamment des policiers et du personnel hospitalier, qui ne trouvent pas leur compte dans les structures actuelles qui ouvrent de 6h30-7h jusque vers 18h30», explique Sylvie Lacoste, secrétaire générale de la FAJE.

Dès 2018, la fondation soutiendra donc, à raison de 100'000 francs au maximum par réseau, des projets qui viennent du terrain, là où la demande est suffisante. Pour l'heure, il existe peu de garderies avec des horaires élargis. La clinique La Source à Lausanne, par exemple, vient de créer une structure qui ouvre jusque vers 20h.

Encadrement scolaire

Le fonds de 2,9 millions servira aussi à encourager la création de dispositifs en faveur de la journée continue de l'écolier. Les Vaudois ont voté le principe de cette prise en charge parascolaire en 2009. Dès 2018, la loi impose un socle de prestations.

Même si le canton de Vaud a été un canton pionnier dans l'accueil de jour, les besoins restent énormes. Sylvie Lacoste évalue à «environ 10% le taux de couverture en moyenne cantonale pour les 4 à 12 ans». Comme une place couvre plus ou moins les besoins de deux enfants, en raison surtout du travail à temps partiel des parents. Cela signifie «qu'on peut satisfaire globalement les besoins de deux enfants sur 10».

«Notoirement insuffisant»

Aucun seuil minimum n'a été fixé, mais c'est «notoirement insuffisant», estime la secrétaire générale. Les besoins sont particulièrement élevés pour les 8-10 ans et les 10-12 ans. Car ces dernières années, des places ont été créées surtout pour la tranche d'âge 4 à 8 ans.

Globalement, les 29 réseaux d'accueil du canton recevront davantage de subventions de la FAJE dès l'an prochain, ce qui permettra de soulager quelque peu les communes et les parents. Selon des estimations, quelque 84 millions de francs seront à disposition, financés en grande partie par l'Etat, les employeurs et les communes. (ats)

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