GROS-DE-VAUD - Des squatteurs ont rompu la quiétude du village d’Etagnières
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GROS-DE-VAUDDes squatteurs ont rompu la quiétude du village d’Etagnières

Comme l’an dernier, l’auberge désaffectée d'Etagnières est occupée par des squatters. Une situation qui a poussé le propriétaire à dégrader les lieux.

par
Fabrice Zwahlen
L’auberge d’Etagnières était bien fréquentée jusqu’à sa fermeture en 2018.

L’auberge d’Etagnières était bien fréquentée jusqu’à sa fermeture en 2018.

DR

L’ancienne auberge et pizzeria d'Etagnières, située à 5 kilomètres d'Echallens, est à nouveau indûment occupée. Un groupe de squatters s’y est installé depuis samedi dernier. Furax, le propriétaire des lieux a choisi une mesure radicale pour faire partir ces personnes: dégrader sa propre bâtisse.

Un groupe formé d’une dizaine de personnes, dont le propriétaire, est passé à l’acte, jeudi. Le groupe a cassé plusieurs vitres du rez-de-chaussée et enfoncé la porte d’entrée. S’il n’y a pas eu de confrontation physique, les deux parties disent avoir été victimes de menaces de mort.

Selon nos informations, le propriétaire a déposé une plainte pour violation de domicile dans le but de voir les squatteurs – au nombre indéterminé – quitter sa parcelle. En 2020, les lieux avaient déjà été occupés durant quelques jours. La police cantonale confirme avoir rencontré les squatters, lundi, puis être retournée sur les lieux, jeudi après-midi, suite à une demande d’assistance.

Un sentiment de prise d’otage

«À son arrivée sur place, la police a constaté la présence d’une dizaine de personnes sans lien avec le propriétaire», précise la chargée de communication Florence Frei. Aucune altercation n’a été constatée par les forces de l’ordre et aucune personne n’a été blessée. Depuis plusieurs jours, la «PolCant» effectue des rondes préventives à proximité du squat.

Syndic d'Etagnières, Pascal Favre ose exprimer ce que la grande majorité des 1153 habitants de la commune pense tout bas: «C’est un sentiment de prise d’otage qui prédomine. Je déplore ce genre de méthode pour occuper un bien de manière sauvage. La situation actuelle rompt la quiétude du village.»

«Cela ne me semble pas très logique que l’on puisse squatter un bâtiment sans en avertir préalablement son propriétaire», conclut l’élu. Vides depuis trois ans, les lieux bénéficieront ces prochains mois d’une transformation afin de permettre l’ouverture d’un nouveau restaurant. Le squat ne semble donc pas pouvoir durer au-delà de quelques mois.

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