Procès de Marc Roger: Des stars du monde du football et beaucoup de questions
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Procès de Marc RogerDes stars du monde du football et beaucoup de questions

Le gratin du football mondial défilera-t-il dès le 1er septembre au Palais de Justice de Genève? Au programme : le procès de Marc Roger, l'ex-président du Servette Football Club.

par
Didier Bender

Pelé, Sepp Blatter, omnipotent président de la FIFA, Bernard Tapie et Roman Abramovitch, milliardaire russe et président de Chelsea: qu'ont-ils en commun? Dès le 1er septembre, ils sont appelés à la barre dans le cadre du procès de Marc Roger, l'ex-président du Servette FC. Ce dernier est poursuivi pour gestion fautive, banqueroute frauduleuse, escroquerie et abus de confiance dans le cadre de la faillite du SFC. Elle a laissé un trou estimé à 20 millions de francs. Le Français avait repris 87% des actions du club pour un franc symbolique en février 2004, un mois avant d'être propulsé à la tête du club avec Olivier Maus.

Une centaine de témoins défileront au Palais de Justice de Genève dans le cadre d'un procès qui a déjà fait couler beaucoup d'encre. «Je prépare cette défense depuis trois mois», explique Me Alain Marti. Sa plaidoirie s'organise à raison de deux séances hebdomadaires au pénitencier de Champ-Dollon. «Mon client me prépare beaucoup de notes et de questions sur les gens qui vont venir témoigner», souligne l'avocat. «Marc Roger se sent bien à l'idée qu'il va quitter Champ-Dollon et aller en France où il sera mieux traité.»

«Champ-Dollon? C'est infantilisant et dégradant pour mon client»

Le Français s'est en effet souvent plaint de ces conditions de détention. Son avocat va même plus loin: «Le régime de Champ-Dollon, c'est infantilisant et dégradant pour mon client. Il n'a pas le droit à des téléphones, pas le droit de voir les gens quand il le veut. Je vais à 14 heures pour le rencontrer et je ne peux pas le voir avant 16 h. C'est un régime archaïque».

L'ancien agent de joueur, Marc Roger est emprisonné en Suisse depuis dix mois et demi. Ses multiples demandes de remise en liberté lui ont toutes été refusées. Il risque au maximum 5 ans de prison. Quelle sera l'issue d'un procès qui risque de durer plus d'une semaine? «J'attends l'acquittement», tranche Me Alain Marti.

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