Actualisé 26.07.2012 à 14:51

Dopage

Des syndicats de sportifs en colère contre l'AMA

Plusieurs syndicats de sportifs ont profité jeudi de l'imminence des jeux Olympiques de Londres pour exprimer leur colère contre l'Agence mondiale antidopage.

L'Association européenne des athlètes d'élite trouve la loi AMA trop complexe.

L'Association européenne des athlètes d'élite trouve la loi AMA trop complexe.

Ces associations, qui revendiquent des dizaines de milliers d'adhérents, majoritairement des joueurs de football, rugby, basket-ball ou encore de cricket, s'offusquent que les dirigeants de l'AMA ne leur accordent aucune considération.

«Nous sommes pour un programme antidopage, mais un programme juste, équilibré, et accepté par les athlètes», a déclaré Ian Smith, de la Fédération internationale des associations de cricket, lors d'une conférence de presse.

Pour lui, le discours de l'AMA rappelle McCarthy et sa chasse aux sorcières communistes dans les années 50 aux États-Unis: «Chaque athlète est vu comme un tricheur». «Il est temps de grandir, et reconnaître que les athlètes ont une voix, et que nous sommes cette voix», a estimé Ian Smith.

Ces associations font valoir que bien que ce soient les sportifs qui remplissent les stades, les décisions de l'Agence mondiale qui ont un impact direct sur leur activité sont validées seulement par des représentants des gouvernements et de fédérations internationales.

«Il faut des preuves»

«Nos adhérents ont du mal à comprendre qu'on peut faire une loi ou modifier des règlements sans les avoir concertés simplement, or on pense être les personnes les mieux placées pour représenter leurs voix», a pointé Jeff Reymond, du syndicat des joueurs de basket-ball français.

Yves Kummer, de l'Association européenne des athlètes d'élite, estime que «la législation du code mondial antidopage est tellement incroyablement complexe qu'un sportif a besoin de juristes, de professeurs, etc pour comprendre ce qu'il y a dedans».

«Vous ne pouvez plus simplement vous asseoir à une table et donner votre opinion, il vous faut la soutenir avec des preuves, des enquêtes, et autres, et ce que nous faisons», a-t-il insisté. (afp)

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