genève: «Des toxicos pissent sur les murs de mon église»
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genève«Des toxicos pissent sur les murs de mon église»

La basilique Notre-Dame devient le point de ralliement des dealers et de leurs clients.

par
Shahïn Ammane

«Puisque nous leur avons interdit l'accès à l'église, certains d'entre eux vont pisser sur ses murs», regrette l'abbé Gobet. Le religieux de la basilique Notre-Dame de Cornavin avoue toutefois faire tout son possible pour maintenir de bonnes relations avec les toxicomanes qui squattent constamment le parc jouxtant la maison de Dieu.

«Nous leur demandons seulement de ne pas s'asseoir sur les escaliers et de respecter ce lieu de culte», tempère-t-il. Une circulaire a ainsi été remise aux consommateurs, leur enjoignant de cesser de gratter les murs de l'édifice. «Ils se servent de la molasse pour couper leur drogue», s'étonne encore l'homme d'Eglise. «La police est au courant, poursuit-il. Nous sommes en constante relation avec elle.»

Le porte-parole des forces de l'ordre, Philippe Cosandey, confirme que le dossier est bien aux mains de la police de proximité. «Le Conseil de la paroisse va adresser bientôt une lettre à Pierre Maudet, car le parc est sur le domaine public», conclut l'abbé Gobet.

Contacté, le secrétariat du conseiller administratif en charge de l'Environnement urbain et de la Sécurité renvoie la balle au Canton. «Les affaires de drogue sont de son ressort», nous dit-on. Le service du conseiller d'Etat Laurent Moutinot rétorque que «c'est à la Ville de gérer le domaine public». Les voies du Seigneur semblent ainsi plus que jamais politiquement impénétrables...

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