Forcené de Bienne: Des tracts largués par avion pour Peter K.
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Forcené de BienneDes tracts largués par avion pour Peter K.

La police bernoise a lancé des tracts rédigés par un proche du forcené lundi en fin d'après-midi sur Bienne. Elle diffuse aussi une nouvelle photo du fugitif.

«Vers 17h30, nous avons reçu quatre tracts sur notre terrasse. D'autres sont restés suspendus dans les arbres», nous raconte une habitante du bord du lac de Bienne.

Pour tenter d'entrer en contact avec cet homme de 67 ans, les forces de l'ordre ont placardé et largué par avion des centaines de flyers sur le quartier des Tilleuls et les forêts situées aux alentours de Bienne. Sur ces documents figure le message adressé dimanche au fugitif par un de ses proches, qui y apparaît en photo.

La police, qui part désormais du principe que le forcené ne lit pas forcément les médias, pense que ces flyers peuvent permettre de l'atteindre. Le but est de le convaincre de se rendre sans violence, a indiqué lundi devant la presse Christof Kipfer, chef de la police judiciaire.

En attendant d'y parvenir ou de retrouver son corps, la police cantonale, renforcée par des unités grisonnes, va continuer à mener son action. Commencée comme un fait divers, celle-ci est en train de devenir une des plus grosses de l'histoire des forces de l'ordre bernoise, selon Christof Kipfer.

Un profil à reconstituer

De leur côté, les spécialistes de la police tentent toujours d'établir un profil précis du forcené, dont une nouvelle photo a été publiée sur Internet. «Nous aimerions apprendre à le connaître, savoir quelles sont ses pensées, ses sentiments, ses plans», a expliqué Christof Kipfer.

Il a rappelé que «si normalement, on sait qui est le criminel», dans ce cas, «on ne sait pas qui on cherche». Le fugitif vivait de manière isolée, n'avait pas de hobby, ne faisait pas partie d'une association et n'avait aucune personne de confiance, a énuméré le chef de la police judiciaire.

A la recherche du moindre nouveau détail qui pourrait les faire avancer, les forces de l'ordre ont procédé lundi à de nouvelles investigations dans la maison et le jardin du fugitif, notamment pour voir s'il n'y a pas enterré quelque chose. Pour ce faire, le chemin Mon-Désir a une nouvelle fois été barré par des agents en gilets par-balles et mitraillettes, tandis que des ouvriers avec une camionnette munie d'une grue s'activaient devant la maison.

Fausse arrestation

La police suit les nombreuses pistes fournies par la population, qu'il s'agisse de lieux où le fuyard pourrait se trouver ou de personnes suspectes, a précisé Christof Kipfer.

Le chef de la police judiciaire n'a toutefois pas pu dire combien de personnes pouvant paraître suspectes ont été arrêtées jusqu'à présent. Dans plusieurs médias romands, un homme s'est plaint lundi d'avoir été interpellé vendredi soir de manière «musclée» par la police.

Dans un communiqué publié dans la soirée, la police a précisé avoir longuement observé l'homme avant de demander à une unité spécialisée de l'interpeller. L'homme s'était comporté «de manière très suspecte» et portait sur lui un appareil de vision nocturne. Il a été conduit au poste de police pour un contrôle avant d'être relâché, a-t-elle précisé.

Pas de danger pour la population

Pour la police, le fugitif ne présente toujours aucun danger immédiat pour la population. Elle demande toutefois aux habitants de la région de ne pas entreprendre d'action irréfléchie.

Le forcené compte également des sympathisants. Une vingtaine de personnes ont participé à une manifestation de solidarité. Elles se disent choquées par l'imposant dispositif policier mis en place pour capturer ce sexagénaire et estiment que les autorités n'ont pas su anticiper ce drame. (20 minutes/ats)

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