Actualisé 18.10.2017 à 20:33

Genève

Des triporteurs lancés à l'assaut des parcs

La Ville recherche un exploitant pour gérer une buvette mobile au parc de Mon Repos, au bord du lac dès l'été prochain.

de
Maria Pineiro
Ces deux dernières années, c'est le glacier genevois Puro gelato qui a testé le dispositif à la satisfaction de la Ville.

Ces deux dernières années, c'est le glacier genevois Puro gelato qui a testé le dispositif à la satisfaction de la Ville.

DR

«Il y a un véritable besoin, notamment des familles autour des pataugeoires. Aujourd'hui, dans de nombreux parcs, il n'y a pas d'offre de boissons et de petite restauration en été», constate Guillaume Barazzone, conseiller administratif en charge de l'Espace urbain et de la sécurité (DEUS).

Pour pallier ce manque, la Ville entend installer, dès l'été 2018, un véhicule dans le parc de Mon Repos, au bord du lac. Après deux années de test avec un glacier local, qui ont démontré l'utilité d'une buvette mobile et que l'expérience était commercialement viable, les autorités ont lancé un appel d'offres pour les cinq prochaines années. L'exploitant retenu pourra officier du 1er mars au 31 octobre, de 8h à minuit, 7 jours sur 7, mais au minimum 4 jours durant la semaine.

Privilégier la mobilité douce

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Il ne s'agit pas de camions, mais de «triporteurs» indique Guillaume Barazzone. «Nous restons néanmoins ouverts à tout type de véhicule, pour autant qu'il soit léger. Nous voulons privilégier la mobilité douce», précise Antonio Pizzoferrato, chef du Service de la sécurité. Il ajoute que le dispositif devra être autonome en électricité et pouvoir satisfaire aux normes d'hygiène en termes de frigidaires ou congélateurs.

L'appel, paru dans la presse locale, détaille les contours du projet: le véhicule devra pouvoir se déplacer dans des endroits prédéfinis et autorisés, comme la pataugeoire, le monument Mon Repos ou le bord du lac, selon la demande et les opportunités. La Ville désire un dispositif qui soit mobile, mais qui reste modeste. Ainsi, pas question d'installer une terrasse ou de diffuser de la musique.

Plutôt slow food que fast food

Au niveau des produits, le magistrat voit bien une offre composée de «glaces artisanales, boissons telles que limonades maison et petite restauration de produits du terroir». Il sera possible à l'exploitant d'offrir de la nourriture chaude, mais un grill ou une friteuse sont proscrits.

Quant à une éventuelle concurrence avec le restaurant de la Perle du lac, un fermage de la Ville, Guillaume Barazzone estime qu'«il ne s'agit pas de la même offre et du même public visé. D'un côté vous avez un restaurant, de l'autre une buvette estivale».

L'été 2018, verra d'autres parcs bénéficier de ce type d'installations à titre de test. «Nous voulons avancer, indique le magistrat. Nous ferons des essais d'une année, puis, si tout se passe bien, nous lancerons d'autres appels d'offres.» Les lieux à tester n'ont pas encore été définis, mais nous allons «réfléchir à des espaces qui n'entrent pas en concurrence avec des établissements existants», conclut Antonio Pizzoferrato.

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