Soins: Des unités psy pour soigner les maux des villes
Actualisé

SoinsDes unités psy pour soigner les maux des villes

A Lausanne et à Genève, des unités mobiles de psychiatrie sont mises en place pour répondre à la concentration urbaine.

par
Yann Gerdil-Margueron (RSR)

La concentration urbaine, c'est bien sûr des bâtiments plus hauts, plus larges, des espaces publics à redéfinir, des plans d'affectation et des routes à construire. Mais c'est aussi des rapports humains toujours plus complexes, des services et des relations à réinventer sans cesse.

C'est ainsi que sont nées, en Suisse romande, les «unités de psychiatrie mobiles». Des unités destinées à l'accompagnement des personnes souffrant de schizophrénie. «En 2001, nous avons fermé un hôpital de jour pour créer ces unités», explique Charles Bonsack, médecin adjoint au département de psychiatrie du CHUV, dans le service de psychiatrie communautaire, à l'origine des unités mobiles.

Et si ces unités ont été mises en place en ville, c'est que les personnes schizophrènes résident dans leur grande majorité en agglomération, pour des raisons liées particulièrement à leur maladie. «Un pour cent de la population souffre de schizophrénie, soit 2500 personnes à Lausanne. Elles vivent hors des institutions médicales et sont souvent en ville, car elles aiment pratiquer ce que l'on appelle le retrait positif. Soit exister au milieu de la foule, sans pour autant avoir de contact direct», explique Charles Bonsack.

Ces unités mobiles permettent d'intervenir sans attendre qu'en cas de crise la situation du patient dégénère au point qu'il faille demander l'aide de la police. Un système moins lourd pour le malade comme pour la société en général.

Au vu du succès rencontré par ce nouveau mode de thérapie urbaine, le Canton de Vaud s'apprête à élargir le système à l'ensemble de son territoire. Une extension qui sera présentée dès demain à l'occasion des Journées vaudoises de la schizophrénie, jusqu'au 29 mars.

Ton opinion